Couverture du journal du 27/02/2026 Le nouveau magazine

Openeat, ou comment disrupter le titre-restaurant grâce à « l’Open Banking »

Fraîchement implantée à Saint-Brieuc fin 2025, Openeat s’impose comme une alternative technologique redoutable face aux mastodontes du titre-restaurant. La solution, imaginée par Jacques-Yves Harscouët et Catherine Coupet, supprime la carte dédiée pour s’appuyer sur le compte bancaire personnel du salarié. Avec déjà 500 entreprises clientes et 20 000 utilisateurs, la start-up entend disrupter depuis 2020 un dispositif vieillissant, en misant sur le remboursement instantané et une architecture informatique frugale. Entretien avec son CEO et cofondateur.

Jacques-Yves Harscouët et Catherine Coupet, fondateurs d'Openeat. ©Openeat

Vous supprimez la carte titre-restaurant au profit de la carte bancaire du salarié. Comment fonctionne votre technologie ?

Jacques-Yves Harscouët : Avec mon associée Catherine Coupet, nous sommes partis du constat que le système de prépaiement actuel fige l’argent. Plus de 700 millions d’euros de titres-restaurant ne sont pas utilisés chaque année en France. Notre technologie prend le problème à l’envers grâce à l’Open Banking, issu de la directive européenne DSP2 – connue sous le nom de directive révisée sur les services de paiements – qui oblige les banques à ouvrir leurs systèmes d’information. Le salarié relie son compte bancaire personnel à notre application. Lorsqu’il achète un repas avec sa carte bancaire, notre système détecte la dépense alimentaire éligible. Dans la foulée, nous lui virons la part financée par son employeur, directement sur son compte.

C’est le titre-restaurant à l’envers…

J.-Y.H : Oui. L’avantage social agit comme une voiture-balai, qui rembourse les dépenses à l’insu même de l’utilisateur, sans qu’il n’ait…