À Thorigné-Fouillard, Arum a ouvert ses portes sans crier gare. Derrière cette nouvelle table axée sur la cuisson à la braise et le feu de bois, on retrouve Sébastien Maigrot, un ancien cadre de la finance passé notamment par le Crédit Lyonnais et Deutsche Bank. Ouvert le 10 février 2026, son restaurant a nécessité plus de 500 000 euros d’investissement, hors acquisition des murs, pour réhabiliter une ancienne imprimerie. Cette dernière a nécessité une rénovation lourde, avec une reprise de l’isolation, la création de réseaux d’eau et d’électricité, et l’ajout d’une cuisine professionnelle flambant neuve. Le financement repose en partie sur FPMF, la holding familiale fondée par les parents de Sébastien Maigrot, qui porte déjà les participations du groupe familial et ses investissements.
L’établissement fonctionne avec quatre salariés en CDI, dont deux en cuisine et deux en salle. Dans l’assiette, Arum mise sur une carte courte. Le midi, l’offre s’articule autour d’une viande, d’un poisson et d’une proposition végétarienne. Plus largement, la carte repose sur trois entrées, deux plats et trois desserts, avec plusieurs rotations hebdomadaires.
Cuisine à la braise
L’adresse revendique aussi quelques marqueurs plus identifiables de la cuisine à la braise, comme la côte de bœuf, l’entrecôte ou les ribs. Côté boissons, la cave approche déjà les 30 références. À terme, Arum doit disposer de 60 places assises à l’intérieur, auxquelles s’ajouteront deux terrasses représentant une quarantaine de places supplémentaires.

L’offre culinaire s’articule autour de la cuisson à la braise. © 7Jours/Rolland
Sébastien Maigrot, qui tablait initialement sur un ticket moyen compris entre 23 et 24 euros, dit évoluer aujourd’hui entre 28 et 30 euros, boissons comprises. Depuis l’ouverture, Arum enregistre en moyenne une trentaine de couverts par jour. Un niveau que le dirigeant juge encourageant, d’autant qu’aucune campagne publicitaire n’a accompagné le lancement. Le restaurateur voit déjà plus grand. Arum est pensé comme un restaurant pilote. D’ici un à deux ans, Sébastien Maigrot veut éprouver le modèle avec l’idée de constituer d’abord un premier réseau de trois unités avant d’envisager, plus tard, de franchiser le concept.
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