Comment les différences culturelles, qui peuvent impacter le style de management, influencent-elles la gouvernance, la prise de décision et les relations hiérarchiques au sein des structures fusionnées ou rachetées ?
Charlotte Courtois. La rencontre entre cultures, particulièrement lorsqu’elle s’opère au sein d’une même organisation, peut générer des écarts visibles ou plus subtils. Sans prise de conscience ni dialogue structuré, ceci risque au mieux créer des points de frictions inconfortables, au pire de nuire à la performance ou à la réussite des projets. La clé réside moins dans une « modélisation » de la culture que dans le développement d’une posture interculturelle partagée. Qu’il s’agisse de chaîne de prise de décision, d’approche managériale ou encore relations entre collaborateurs, il est fondamental de développer les compétences interculturelles des salariés à tous les niveaux de l’entreprise. La vulnérabilité (accepter de ne pas tout savoir), la curiosité (savoir poser et se poser des questions sur nos modes de fonctionnement) et la décentration (comprendre que nos filtres culturels ne sont pas universels) sont des compétences essentielles.
Il ne s’agit pas de trancher entre deux manières de faire mais d’app…