C’est le remboursement des protections périodiques, des culottes réutilisables et des coupes menstruelles en pharmacie qu’a annoncé le gouvernement le 16 avril 2026. Après avoir défendu et attendue cette décision pendant près de trois ans, c’est une avancée sociale et sanitaire majeure que salue le laboratoire Claripharm installé à Pléneuf-Val-André (22). Le décret annoncé par le gouvernement prévoit, à compter de la rentrée universitaire 2026, la prise en charge des protections périodiques réutilisables achetées en pharmacie à 60 % pour les moins de 26 ans et à 100 % pour les bénéficiaires C2S, dans la limite de deux produits par an. Ce sont donc près de 6,7 millions de personnes en France qui sont concernées par le dispositif de remboursement, soit 13,4 millions de produits par an pour un budget d’environ 100 millions d’euros, pour la Sécurité sociale.
Claripharm se réjouit
Avec la dissolution de juin 2024 et la suspension du processus réglementaire, Claripharm a été fragilisée et a fait le choix de se placer sous la protection du Tribunal de commerce de Saint-Brieuc (22) en août 2024 afin de se restructurer et de poursuivre son développement. La société est sortie de la procédure de redressement judiciaire en janvier 2026. L’annonce gouvernementale intervient à un moment stratégique pour l’entreprise costarmoricaine, marquée par le renouvellement de ses certifications, la poursuite de ses investissements et la structuration de nouveaux marchés. « Nous avons investi, structuré notre offre et tenu malgré l’incertitude. Aujourd’hui, il est essentiel que le cadre soit stable et que le calendrier soit respecté », souligne Clarisse Le Court, dirigeante et fondatrice du laboratoire Claripharm.
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Depuis 2024, Claripharm a renforcé sa position dans la lutte contre la précarité menstruelle avec le déploiement de distributeurs de protections hygiéniques en entreprises, la conception de kits de dignité menstruelle ou encore le lancement de kits « premières règles », notamment expérimentés à Gouesnou (29).