Après une période dynamique pour l’emploi breton, les intentions d’embauche reviennent à l’équilibre. 131 700 projets de recrutements sont attendus en 2026, un chiffre relativement stable (-0,1 %) par rapport à l’année précédente selon les chiffres de France Travail.
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Si le volume global d’embauche se maintient, leur nature évolue. Les projets de recrutements durables connaissent une baisse de 8,2 % tandis que les intentions d’embauche saisonnières progressent de 14,1 %. Certains secteurs connaissent un net rebond : l’agriculture (+ 23,9 %), l’agroalimentaire (+ 18 %), l’industrie (+ 3,7 %). À l’inverse, la construction subit une diminution de 20,2 % des intentions de recrutement.
« France Travail est au cœur de cette transformation pour accompagner les entreprises à recruter et les demandeurs d’emploi à s’adapter à ces nouvelles réalités. Notre rôle est de rassembler tous les acteurs (entreprises, formation, insertion) pour construire ensemble des solutions concrètes », explique Angélique Goodall, directrice régionale de France Travail Bretagne.
Loudéac (22), Pontivy (56) et Ploërmel (56) sont les trois villes qui connaissent les plus grandes difficultés de recrutement. Par exemple, à Ploërmel, 65 % des intentions d’embauche sont jugées difficiles.
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L’enquête BMO a pour objectif de mesurer les intentions d’embauche des entreprises. Pour l’année 2026, en Bretagne, elle repose sur les réponses de 21 000 établissements, permettant ainsi une analyse détaillée par métier, secteur d’activité et bassin d’emploi.