Vous lancez la première édition d’« Art Fair Saint-Servan » avec 40 artistes. L’événement est organisé par un comité de quartier, ce qui représente un risque entrepreneurial atypique. Comment avez-vous bouclé votre budget d’amorçage ?
Pierre Site : Pour un tel événement, cela se construit sur le long terme. Depuis cinq ans, nous avons amassé un trésor de guerre en organisant des événements payants, comme des marchés nocturnes par exemple. C’est ce matelas financier qui nous permet aujourd’hui de prendre le risque d’organiser ce salon de l’art. Notre objectif premier n’est d’ailleurs pas la rentabilité financière immédiate : c’est un investissement pour accroître la notoriété de notre quartier.
Quel est l’enjeu économique et d’image pour un territoire comme Saint-Servan ?
P.S : Saint-Servan est le berceau historique de Saint-Malo. C’est aujourd’hui un quartier extrêmement vivant de 11 000 habitants, doté d’un grand port de plaisance et de 250 commerces de proximité. Le problème économique majeur, identifié depuis des années, est que les flux touristiques nous contournent pour se déverser dans l’intra-muros. Notre plan d’action, étalé sur trois ans, est de remettre Saint-Servan sur l…