Avec 50 % de croissance en 2025 et 25 000 tubes vendus, le Laboratoire Nividiskin détonne dans une industrie cosmétique saturée de lancements. Basée sur l'île d'Ouessant, la marque finistérienne prouve qu'une stratégie minimaliste et un produit unique peuvent conquérir les pharmacies bretonnes comme les plateaux hollywoodiens. Loin des routines beauté complexes et des armées de commerciaux, Guy Potier (fondateur) et Catherine Gaillarde (associée) décryptent un business model à contre-courant.
Entretien
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Du 4 au 5 avril, le comité de quartier de Saint-Servan (35) lance la première édition de l'« Art Fair Saint-Servan », un salon d'art contemporain gratuit réunissant 40 artistes. Un « crash test » événementiel au modèle économique atypique, qui a pour but de créer un bénéfice d'image massif et remettre le quartier sur la carte touristique malouine. Entretien avec Pierre Site, président du comité de quartier de Saint-Servan.
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À Lannion (Côtes-d'Armor), Endro conçoit, fabrique et distribue ses cosmétiques bio sans sous-traitant. Une exception, dans un secteur marqué par l'externalisation des productions. L'entreprise a engagé un virage stratégique pour changer de dimension, avec un repositionnement de marque et une montée en puissance industrielle. Objectifs : passage de 500 à 3 000 pharmacies, doublement des cadences de production et l'ambition de devenir une ETI d'ici cinq ans.
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Cadiou, Kermarrec, Bodemer, Quéguiner, Pigeon... De nombreuses entreprises bretonnes utilisent leur nom patronymique en tant que marque. Si le droit protège juridiquement l'usage de son nom pour sa société, les conflits entre homonymes et les litiges familiaux demeurent récurrents. Entretien avec Bertrand Ermeneux, avocat associé chez Avoxa à Rennes et spécialiste en droit de la propriété intellectuelle.
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Pâtisseries, viennoiseries, traiteur…Délifrance est un poids lourd de la viennoiserie à la française. 900 millions d'euros de chiffre d'affaires (80 % à l’international), 3 300 salariés dont 1 500 en France, 14 usines, dont 7 en France et 2 en Morbihan : direction le site historique du groupe, à Landévant, entre Lorient et Auray, avec son directeur Jean-Marc Mouate. Sorti de terre en 1979, ce centre de production connaît une longue phase d’investissements et de modernisation pour conserver une longueur d’avance sur la concurrence.
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Dans sa dernière année de mandat, Alban Ragani, président du Medef morbihannais, se confie sur son parcours personnel et professionnel, son bilan à la tête du syndicat patronal et sa vision du monde du travail. Il ne cesse de rappeler les vertus du dialogue, du volontarisme et du pragmatisme. Ce représentant des 400 entreprises adhérentes du Medef 56, chef d’une entreprise de sécurité de 650 salariés et boxeur à ses heures, affiche ses pensées sans langue de bois, faisant fi du politiquement correct.
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Inflation, changement des habitudes de consommation, surcoût énergétique, impératifs écologiques, tensions liées aux négociations avec la grande distribution... l’agroalimentaire traverse des turbulences. Grands manitous de nos assiettes, les industriels de l’agroalimentaire (IAA) sont, de surcroît, régulièrement sous le feu des critiques. L'Association des entreprises agroalimentaires bretonnes (ABEA) décrit un moment décisif qui incite à la réflexion pour l'avenir de cette filière, qui pèse 21 milliards d’euros en Bretagne, et plus largement celui de l’alimentation. Entretien avec Rémi Cristoforetti, président de l’ABEA et directeur de la coopérative Le Gouessant (22), et Marie Kieffer, déléguée générale de l'ABEA.
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Si le don d’ubiquité a été découvert par un Breton, il l’a sans conteste été par une Bretonne, du nom de Marie-Laure Collet. Cette spécialiste des ressources humaines est de tous les réseaux : Medef, Produit en Bretagne, CCI Bretagne… Elle vient de quitter la présidence nationale de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Bien connue des milieux économiques bretons, qui est cette cheffe d’entreprise, aujourd’hui ambassadrice du groupe rennais Interaction ? Rencontre.
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Créée en 2011 et introduite en Bourse à l'été 2023, la société Vinpai conçoit, fabrique et commercialise, des ingrédients à base d’algues et autres végétaux pour remplacer les additifs chimiques. Philippe Le Ray - ancien directeur général de chez Olmix- est le dirigeant de la société, cofondateur avec Cyrille Damany de Vinpai. L'entreprise connaît un succès croissant et attire les industriels pour son expertise en « Ingredientech », alternatifs naturels utilisés dans l’industrie agroalimentaire, la cosmétique, le bien-être. Vinpai, c’est deux sites en Morbihan (Rieux et Saint-Dolay), une quarantaine de collaborateurs, et l’ambition de doubler son chiffre d'affaires pour atteindre 16 millions d'euros dans 2 ans. Innover, développer et promouvoir, tel est le sel de Philippe Le Ray, homme de réseau qui tisse des liens commerciaux avec sincérité. Rencontre.
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L'assemblée générale élective de mi-décembre a dévoilé la composition du Bureau du Conseil national des barreaux (CNB) pour la mandature 2024-2026. L'avocate fougeraise et ancienne bâtonnière du barreau de Rennes, Hélène Laudic-Baron, prend la vice-présidence de l'instance suprême, porte-voix de 74 000 avocats français. Elle fait le point sur les grands défis qui façonnent la profession et impacteront son mandat : la communication, l’intelligence artificielle, l'aide juridictionnelle, ainsi que la nécessité de renouer le lien entre les avocats et leur organisation professionnelle nationale.
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Maisons des parents, biobanque, robot chirurgical, équipements pour améliorer le confort des patients du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes… Depuis son lancement en 2014, le fonds Nominoë a rassemblé 5 000 donateurs, dont 250 entreprises, récolté 6 millions d’euros et financé une vingtaine d'actions pour les malades, leurs proches et les soignants. Rencontre avec deux membres historiques du conseil d’administration, présidé par Véronique Anatole-Touzet, directrice générale du CHU : Jean-Paul Legendre, président du Cercle des mécènes, et le Pr. Karim Boudjema, président du Comité scientifique.
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Aux commandes d’un des derniers fleurons de l’industrie de la maille française depuis 2016 avec son frère, Hervé Coulombel a insufflé une nouvelle vie à la marque Royal Mer, et à son produit emblématique, le pull marin. À La Regrippière (44) et à Saint-Pierre-de-Plesguen (35), deux ateliers abritent l'audace du patron, qui, en reprenant l’entreprise, lui a évité la faillite. Six ans plus tard, Real Stamm - la société détentrice de Royal Mer - affiche 5,1 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2023. Mais pour assurer sa pérennité, la diversification s’impose ; le chef d’entreprise, aussi vice-président de la Fédération française du prêt-à-porter, le sait. Il compte sur un produit innovant, un exosquelette textile. Rencontre au siège à Dinard (35) avec cet entrepreneur inclassable, qui tient bon la barre.
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