La Bourse, loin d’être réservée aux grands groupes, s’ouvre aux PME et ETI, comme le montre le dynamisme des entreprises bretonnes sur Euronext. Ce dossier décrypte qui elles sont, pourquoi elles ont fait ce choix et comment elles l’ont concrétisé.
Grand Format
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À seulement 29 ans, Antoine Boullé a déjà posé les fondations d’un groupe hôtelier ambitieux, en multipliant les acquisitions dans l’Ouest pour créer Dunamis Hospitality. Son modèle s’appuie sur l’exploitation rigoureuse d’établissements rénovés, l’internalisation des compétences et une vision de long terme portée par une croissance rapide. Il souhaite atteindre les 30 millions d’euros de chiffre d’affaires dès 2026.
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Cadiou, Kermarrec, Bodemer, Quéguiner, Pigeon... De nombreuses entreprises bretonnes utilisent leur nom patronymique en tant que marque. Si le droit protège juridiquement l'usage de son nom pour sa société, les conflits entre homonymes et les litiges familiaux demeurent récurrents. Entretien avec Bertrand Ermeneux, avocat associé chez Avoxa à Rennes et spécialiste en droit de la propriété intellectuelle.
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Sill Entreprises est un fringant sexagénaire. L’entreprise, créée en 1962 à Plouvien dans le Finistère, est devenue un groupe majeur de l’agroalimentaire français. Du groupe, on connaît surtout les marques grand public comme Malo ou Le Gall, vitrines du savoir-faire laitier à l’origine de la création de l’entreprise. Mais Sill Entreprises est aussi présent sur le marché des potages, des surgelés ou encore des ingrédients. Le groupe familial attaque cette décennie avec une nouvelle organisation de sa gouvernance : au préalable directeur général et récemment promu à la tête du directoire, Sébastien Floc’h a pris les rênes du groupe pour porter les ambitions de croissance et de développement. Il évoque la réorganisation de Sill Entreprises et ses projets pour l’avenir.
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La coopération plutôt que la compétition : tel est le credo porté par le président de Région, Loïg Chesnais-Girard. Un vent de reprise en main souffle sur les ports de commerce bretons, à la croisée de profondes transformations industrielles et d’ambitions européennes renouvelées. Mieux coordonnés, plus stratégiques, les ports entendent convaincre qu’une dynamique commune peut renforcer leur attractivité, accélérer la transition énergétique et réaffirmer leur rôle clé dans l’économie maritime régionale.
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Commerce, pêche, plaisance… La région, propriétaire de 21 ports bretons, tente depuis sept ans de redéfinir leur mission. Un long travail de "reprise en main" et d’orchestration nécessaire pour valoriser ces équipements et garantir dans le temps une cohérence d’ensemble. Une stratégie régionale qui s’inscrit pleinement dans un contexte européen de très forte concurrence logistique et portuaire. Entretien avec Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional.
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On le croyait modeste, discret, cantonné au vrac et aux hydrocarbures. Mais le port de Brest est en train de changer d’échelle. Plan d’investissement d'un milliard d'euros, explosion du conteneur, rail, énergies décarbonées, reconnaissance européenne… Dans la rade, au gré du vent et des grues, une nouvelle ambition bretonne s’écrit. Et elle pourrait bien redessiner toute la logistique régionale.
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Propriétaire du port de commerce de Lorient, le conseil régional de Bretagne a confirmé sa volonté de développer et de moderniser cette infrastructure aux côtés de Lorient Agglomération et de la CCI du Morbihan. Avant même que la concession actuelle ne s’achève, les trois partenaires souhaitent mettre en place, d’ici trois ans, une société portuaire sur le modèle de BrestPort.
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C’est une figure qu’on ne présente plus dans le Morbihan. Directrice générale de Vénétis, dont le siège est à Vannes (56), Juliette Mucchielli se plaît à tisser des liens, bâtir des ponts entre des mondes qui se côtoient peu. Pour mieux faire émerger des idées nouvelles. Portrait.
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À l’écart des grands centres industriels, Maison Cadiou a imposé, depuis Locronan (29), une puissance de frappe rare dans l’univers de l’aménagement extérieur. Avec ses portails, clôtures, garde-corps, pergolas ou carports, l’entreprise familiale affiche 110 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 730 salariés. À sa tête depuis 2007, Emmanuelle Cadiou, qui a structuré, modernisé et développé l’activité, sans jamais rompre le fil de son histoire. Tandis que le marché se tend, la dirigeante adopte une stratégie à long terme où les savoir-faire, l’innovation et la RSE ne sont pas des vains mots.
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La société Breizh Ressources a déposé, en 2023, trois Permis exclusifs de recherches (PER) en Bretagne. S’étendant de l’est du Morbihan au Maine-et-Loire, les trois zones concernées couvrent 850 km2. Epona, Taranis et Bélénos… Même s’ils portent les noms de dieux celtiques, ces projets d’exploration miniers n’ont rien de local : ils sont portés par Breizh Ressources, une filiale de la société canadienne Aurania. La mission de la start-up installée à Lorient (56) consiste aujourd’hui à obtenir l’autorisation d’explorer le sous-sol et d’en définir la composition minérale. Dans cinq à quinze ans, et si les analyses sont économiquement favorables, des mines pourraient renaître en Bretagne. Une perspective qui soulève d’ores et déjà une levée de boucliers. Ces projets soulevant la question épineuse de l’acceptabilité des projets industriels. Creusons les termes du débat.
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PORTRAIT. Amandine Miel, des ailes à l’expertise-comptable : itinéraire d’une reconversion étonnante
Amandine Miel est aujourd’hui experte-comptable associée au sein du groupe Gorioux, à Larmor-Plage (56). Rien, pourtant, ne la prédestinait à ce métier du chiffre. Son premier rêve ? Voler.
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