On le croyait modeste, discret, cantonné au vrac et aux hydrocarbures. Mais le port de Brest est en train de changer d’échelle. Plan d’investissement d'un milliard d'euros, explosion du conteneur, rail, énergies décarbonées, reconnaissance européenne… Dans la rade, au gré du vent et des grues, une nouvelle ambition bretonne s’écrit. Et elle pourrait bien redessiner toute la logistique régionale.
Grand Format
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Propriétaire du port de commerce de Lorient, le conseil régional de Bretagne a confirmé sa volonté de développer et de moderniser cette infrastructure aux côtés de Lorient Agglomération et de la CCI du Morbihan. Avant même que la concession actuelle ne s’achève, les trois partenaires souhaitent mettre en place, d’ici trois ans, une société portuaire sur le modèle de BrestPort.
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C’est une figure qu’on ne présente plus dans le Morbihan. Directrice générale de Vénétis, dont le siège est à Vannes (56), Juliette Mucchielli se plaît à tisser des liens, bâtir des ponts entre des mondes qui se côtoient peu. Pour mieux faire émerger des idées nouvelles. Portrait.
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À l’écart des grands centres industriels, Maison Cadiou a imposé, depuis Locronan (29), une puissance de frappe rare dans l’univers de l’aménagement extérieur. Avec ses portails, clôtures, garde-corps, pergolas ou carports, l’entreprise familiale affiche 110 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 730 salariés. À sa tête depuis 2007, Emmanuelle Cadiou, qui a structuré, modernisé et développé l’activité, sans jamais rompre le fil de son histoire. Tandis que le marché se tend, la dirigeante adopte une stratégie à long terme où les savoir-faire, l’innovation et la RSE ne sont pas des vains mots.
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La société Breizh Ressources a déposé, en 2023, trois Permis exclusifs de recherches (PER) en Bretagne. S’étendant de l’est du Morbihan au Maine-et-Loire, les trois zones concernées couvrent 850 km2. Epona, Taranis et Bélénos… Même s’ils portent les noms de dieux celtiques, ces projets d’exploration miniers n’ont rien de local : ils sont portés par Breizh Ressources, une filiale de la société canadienne Aurania. La mission de la start-up installée à Lorient (56) consiste aujourd’hui à obtenir l’autorisation d’explorer le sous-sol et d’en définir la composition minérale. Dans cinq à quinze ans, et si les analyses sont économiquement favorables, des mines pourraient renaître en Bretagne. Une perspective qui soulève d’ores et déjà une levée de boucliers. Ces projets soulevant la question épineuse de l’acceptabilité des projets industriels. Creusons les termes du débat.
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PORTRAIT. Amandine Miel, des ailes à l’expertise-comptable : itinéraire d’une reconversion étonnante
Amandine Miel est aujourd’hui experte-comptable associée au sein du groupe Gorioux, à Larmor-Plage (56). Rien, pourtant, ne la prédestinait à ce métier du chiffre. Son premier rêve ? Voler.
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Créatrice de l’agence de communication Sea to Sea à Concarneau (29), Stéphanie Roos Faujour a choisi de se consacrer à l’économie maritime : pêche, naval, innovation font vibrer le cœur de cette hyperactive. Dans un secteur éminemment masculin, elle a fait un choix d’amour et de raison, et s’investit encore davantage au service du collectif.
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En Bretagne, l’offre de réseaux économiques est si foisonnante qu’il est parfois difficile de s’y retrouver. Clubs, associations, chambres, groupements : les dirigeants disposent d’un vaste choix pour s’entourer, échanger, progresser et peser collectivement sur leur territoire. Si les outils numériques se sont imposés dans le quotidien professionnel, les rencontres physiques continuent de jouer un rôle essentiel dans la construction de relations solides et durables.
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On dit de la Bretagne qu’elle est une terre de réseaux. Et l’expression n’est pas galvaudée. Les chefs d’entreprise et dirigeants bretons ont une forte propension à s’unir pour progresser et créer ensemble. Une spécificité à l’échelle française qui dépasse les frontières du seul monde économique. Explications à la lumière d'éléments historiques.
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L'offre est si pléthorique sur le territoire breton qu'on pourrait s'y perdre. Les réseaux économiques y sont très nombreux. Pour un dirigeant, en rejoindre un recouvre bien des avantages pour son entreprise comme pour son territoire. Et si les réseaux numériques sont devenus incontournables, les réseaux physiques gardent leur spécificité. Explications de Clément Marinos, maître de conférences en économie à l’Université Bretagne Sud, qui s’est intéressé aux réseaux économiques en Bretagne Sud.
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Et si l’échec, en dépit de la déflagration psychologique qu'il peut représenter, n’était qu’une étape comme les autres vers la réussite ? L’association 60 000 rebonds accompagne les dirigeants après la liquidation de leur entreprise. Pari gagnant : 95 % d’entre eux retrouvent une activité. Aujourd’hui, 54 accompagnements sont en cours dans les 4 antennes bretonnes, et 147 sur l’ensemble du Grand Ouest. Pour incarner cette mission, la Bretagne peut compter sur Martine Laruaz, vice-présidente régionale. Ancienne cheffe d’entreprise et juge d'un tribunal de commerce, elle connaît à la fois les défis de la croissance et la fragilité des parcours.
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La Bretagne, première région agroalimentaire française, attire de plus en plus l’attention des investisseurs asiatiques. Le secteur compte aujourd’hui treize entreprises à capitaux asiatiques, dont plus de la moitié sont japonais. Loin d’un engouement passager, ces investissements traduisent une stratégie industrielle réfléchie, fondée sur un ancrage local durable. Décryptage des raisons de cet attrait croissant et ses implications pour le tissu économique régional.
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