La décision du tribunal de commerce de Rennes a été confirmée ce vendredi 23 janvier à 15 h 30. À la suite d’un examen d’une offre déposée le 14 janvier dernier, la société d’investissement Breizh Rebond, basée à Rennes, reprend officiellement la filiale industrielle de la célèbre biscuiterie La Trinitaine (magasins et biscuits secs). La partie « pâte jaune » de l’usine, implantée à Saint-Philibert (Morbihan), est abandonnée (25 millions de CA en 2025).
Breizh Rebond et son représentant, Xavier Lépine, estiment cependant qu’il y a des leviers intéressants : « C’est notre plus gros investissement, dont le chiffre reste confidentiel mais il s’agit de plusieurs millions. » Yann Petit, président du groupe La Trinitaine, se « félicite que ce soit un fonds régional avec les mêmes valeurs de l’entreprise ». La famille, elle, restera au capital mais de manière minoritaire. Autre décision : Breizh Rebond a décidé que l’actuel directeur, Florent Coeffec, devenait président, entouré d’un Codir, à partir du 28 janvier 2025.
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Environ 80 emplois supprimés
« On est très heureux de cette reprise même si on déplore les conséquences négatives pour les 80 personnes environ qui restent sur le carreau », regrette Yann Petit. Également, cinq lignes de production « pâte jaune » seront cédées. Toutefois, deux axes de développement ont été mentionnés. Le premier concerne les 47 boutiques existantes. Des améliorations, des rénovations et de potentielles ouvertures sont prévues. Le deuxième axe de développement concerne l’export à l’international. Pour Florent Coeffec, « C’est un grand soulagement aujourd’hui car nous travaillons à cette reprise depuis longtemps, nous allons ainsi pouvoir relancer une bonne dynamique car nos fondamentaux sont là. Les clients sont fans et les boutiques connaissent un grand succès. »
À noter que Breizh Rebond s’inscrit dans un plan de 5 à 7 ans avant de céder. L’usine, spécialisée dans la fabrication de pâtisseries industrielles et majoritairement destinées à la grande distribution française et internationale sous marques distributeurs, comptait jusqu’à présent 128 emplois pour un chiffre d’affaires de 59 millions d’euros en 2025. Cette filiale de l’entreprise fondée en 1955 était placée en redressement judiciaire depuis octobre 2025.
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