Selon l’ABEA, qui s’est appuyée sur des données de la Banque de France, 37 % des entreprises bretonnes de l’agroalimentaire réalisant plus de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires présentent des difficultés de trésorerie en 2025, soit environ 600 structures sur un panel régional de 1 800. Elles sont 21 % à afficher un résultat courant avant impôt déficitaire. L’industrie agroalimentaire bretonne représente à elle seule près de 34,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2023, mais elle ne génère que 4,9 milliards d’euros de valeur ajoutée : 14,3 % du CA contre 16,6 % à l’échelle nationale. Selon Rémi Cristoforetti, président de l’ABEA, l’ensemble de ces chiffres inquiète car plus d’un tiers des entreprises les plus structurantes du secteur ont dû activer des dispositifs de financement à court ou moyen terme pour assurer la continuité de leur activité.
En 2025, seuls 8 400 projets de recrutement ont été enregistrés contre 10 400 l’année précédente.
Cette tension financière rejaillit directement sur l’emploi. En 2025, seuls 8 400 projets de recrutement ont é…