Avalanche de titres français, film en lice pour les oscars, et même des housses de raquettes sur les défilés de mode : peut-on dire que le ping-pong a la cote ?
Fabien Bouguennec. Oui, clairement le ping a le vent en poupe, on n’avait pas connu un tel engouement depuis Jean-Philippe Gatien dans les années 1990… Cela se matérialise déjà sur le nombre de pratiquants : la fédération a noté une progression de 23 % des licenciés en France. Certains petits clubs ont bondi de plus de 20 %, et chez nous on est autour de 10 à 15 %. Les gens s’intéressent davantage au ping, cherchent un club près de chez eux, et il y en a beaucoup sur le territoire. Enfin, le public vient davantage voir les matchs. Nous avons toujours eu beaucoup de spectateurs, environ 800 personnes dans notre ancienne salle : depuis notre accession à la Pro A, c’est notre 24e saison, le public payant répond présent. Mais cette année on joue à guichets fermés : 1 000 places avec des affluences à 1 200 personnes, lors des matchs à domicile en Pro A (équivalent de la Ligue1 de football) et en Ligue des Champions.
Est-ce que cette mise en avant du tennis du table vous sert aussi pour vos partenariats, est-il plus facile de valoriser ce sport auprès des entreprises ?
FB. On sent aujourd’hui que les entreprises sont un peu plus sensibles à notre sport, surtout depuis les JO de Paris. Il y a aussi l’effet du recrutement à Hennebont de Simon Gauzy, médaillé d’argent aux mondiaux par équipes en 2024 et champion d’Europe en 2025 avec les frères Lebrun. : Il redonne un coup d’accélérateur au club : on vend des maillots de Simon partout dans le monde, jusqu’en Chine ! Notre notoriété est sans doute à son plus haut niveau historique. Depuis…