Couverture du journal du 27/02/2026 Le nouveau magazine

Émilie Audren, codirectrice du festival Mythos : « On n’a jamais attendu l’argent public pour faire les choses. »

À l'aube de sa 29e édition, du 3 au 12 avril 2026, le festival Mythos est en pleine "maturité". Son défi majeur : continuer de cultiver l'intimité sans en compromettre l'accessibilité. Face à une économie culturelle sinistrée par les coupes budgétaires, les organisateurs doivent se réinventer pour perdurer. Mythos mise sur les partenaires privés.

Émilie Audren, la codirectrice de Mythos et Lucas Hili, chargé des partenaires du festival

Émilie Audren, la codirectrice de Mythos et Lucas Hili, chargé des partenaires du festival ©7Jours/Faucon

Sa temporalité en marge des festivals estivaux, sa programmation, sa diversité, ce triptyque : musique, théâtre et gastronomie… En bref, le festival Mythos est un évènement singulier, célébré au pluriel. Sur dix jours de fête, ce sont plus de 55 000 billets vendus et 80 000 personnes accueillies (chiffres de 2025).

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En 29 éditions, le festival n’a pas pris une ride et continue de vanter les arts de la parole, avec autant « d’élégance ». Émilie Audren, codirectrice du festival, explique. « Les artistes nous disent souvent qu’il y a un côté classe de passer chez Mythos. C’est le début des festivals d’été, et il y a une vraie exigence artistique dans notre mélange des genres. »

L'affiche de la 29 édition programmée du 3 au 12 avril 2026

L’affiche de la 29 édition programmée du 3 au 12 avril 2026 ©Mythos

Mythos c’est l’audace de programmations souvent excentriques. « Notre travail c’est de composer des soirées, déroule Émilie Audren. C’est pour cela que l’on fait des mélanges parfois douteux, mais c’est parce que l’on essaye d’associer des artistes que vous ne reverrez pas dans cette configuration dans d’autres festivals. »

La culture comme un parent pauvre ?

En dépit de son côté atypique, Mythos subit aussi la conjoncture défavor…