À l’usine Stellantis de La Janais, derrière les lignes de production du Citroën C5 Aircross, l’incertitude gagne du terrain. La Janais figurerait sur la liste des sites européens que Stellantis examine dans le cadre d’une réorganisation de son outil industriel face à un marché automobile jugé moins dynamique et des capacités de production devenues trop importantes à l’échelle du continent.
Ainsi, selon l’agence Bloomberg, le groupe envisage de céder ou de partager plusieurs usines, dont celle de Rennes, afin d’optimiser ses coûts. Dans cette perspective, des discussions auraient été engagées avec différents partenaires. Parmi eux, on retrouve le constructeur chinois Dongfeng, déjà lié au groupe Stellantis, dont des représentants se sont rendus sur le site breton en avril 2026.
Pour Stellantis, l’enjeu est de lisser ses volumes de production et de réduire son exposition à un marché européen sous pression. Ces réflexions interviennent alors que l’activité reste dépendante du Citroën C5 Aircross et soumise à des ajustements réguliers de cadence. Le site, qui emploie environ 2 000 salariés, se retrouve ainsi à la croisée des chemins.