La Bretagne fait face à un paradoxe : territoire périphérique dépendant de ses flux, elle n’achemine aujourd’hui que 1,4 % de ses marchandises par le rail, contre 9 % au niveau national. Alors que le transport routier pèse lourdement sur le bilan carbone régional, le « plan Marshall » ferroviaire breton, doté de 64 millions d’euros d’investissements immédiats, marque un tournant.
Réhabilitation de lignes capillaires, modernisation des accès portuaires à Brest ou Lorient, et transformation du nœud ferroviaire de Rennes : l’objectif est clair, sortir du « tout-camion » pour bâtir une économie plus résiliente.
Retrouvez les trois volets de notre dossier :
Le rail, premier levier de décarbonation de l’économie bretonne ?
Analyse de la feuille de route 2028-2050 : comment la Bretagne compte articuler fer, mer et route pour réduire une facture de transport plus élevée que la moyenne nationale.
Entretien avec Loïc Hénaff :
L’engagement de tous les moyens mobilisables pour accompagner cette renaissance industrielle »Le conseiller régional délégué au fret détaille la stratégie : investissements portuaires, futur versement mobilité (VMRR) en 2026 et mobilisation nécessaire de tous les acteurs privés.
Témoignage. Le Gouessant :
« Un flux ferroviaire absolument nécessaire ! »Plongez dans la logistique de l’agroalimentaire. Pour ce groupe breton, le train remplace déjà 3 000 camions par an sur la ligne Auray-Saint-Gérand. Reportage sur un utilisateur qui attend de pied ferme la rénovation des voies.