Vous vous définissez souvent comme des « ovnis » de la cosmétique. En quoi votre approche va-t-elle à contre-courant des standards actuels du marché ?
Catherine Gaillarde : Depuis le début, nous avons infusé cette injonction de l’industrie qui dicte de faire plusieurs produits ou d’imposer une routine aux consommateurs. Le Baume Tempête est né d’un besoin local : un produit minimaliste, avec des effets régénérants, pour répondre aux attentes des Ouessantins sans superflu.
Guy Potier : Je suis vétérinaire de formation, et les concepts marketing non vérifiés de la cosmétique classique m’insupportent. Je suis arrivé à Ouessant il y a une vingtaine d’années pour produire un actif extrait d’algues brunes, destiné à des pansements cicatrisants pour la chirurgie abdominale. Cet actif stimule la production des fibres de la peau comme le collagène et l’élastine, et il est très apaisant. Dans la cosmétique traditionnelle, un tel ingrédient vous est vendu à prix d’or dans des petits pots de 30 ml ciblés uniquement sur les rides. Notre démarche a été de l’intégrer dans un tube de 200 ml, pour tout le corps et le visage.
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