Orchestre National de Bretagne : une saison où les femmes tiennent la partition maîtresse

À Rennes, l'ONB a dévoilé sa saison 2026-2027, conçue à quatre mains par son directeur musical Nicolas Ellis et le compositeur Benoît Menut, délégué artistique. Des programmes symphoniques, des chants d'oiseaux de Rautavaara à la Cinquième de Mahler, qui font la part belle aux compositrices et à l'art du récit, portés par des finances préservées et un public qui, saison après saison, se diversifie.

Nicolas Ellis, directeur musical, Julia Dehais, administratrice générale et Benoît Menut, délégué artistique. ©7Jours/Lebreton

Il est des orchestres qui jouent des partitions. Celui-ci, préfère raconter des histoires. Fondé en 1989 et obtient le label national en 2019, l’ensemble aborde, sous la baguette du Canadien Nicolas Ellis, sa troisième saison commune. Pour cette nouvelle saison, le principe tient dans une formule de son chef : « créer des programmes qui racontent une histoire ». En outre, chaque soirée se pense comme un théâtre intérieur, où les œuvres dialoguent au lieu de se succéder simplement.

C’est facile de programmer une compositrice contemporaine en ouverture, pour dix ou quinze minutes. C’est autre chose de mettre une symphonie de Louise Farrenc en seconde partie !

Mais le véritable fil rouge de la saison se tisse ailleurs. D’Emilie Mayer, contemporaine oubliée de Brahms, à l’Iranienne Golfam Khayam, compositrice en résidence dont le concerto pour clarinette sera créé début avril 2027, l’ONB exhume et célèbre les femmes que l’Histoire a relégu…

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