Au bout du monde, là où la terre du Finistère s’abîme dans l’Atlantique, naît parfois un tempérament que les embruns ne parviennent pas à faire plier. Carole Gourmelon est de cette trempe. Née en 1985, cette « fille de la mer » porte en elle l’atavisme des côtes bretonnes : une droiture de granit et une fluidité d’écume. Et comme un élément ne va pas vraiment sans l’autre, elle a l’évidence des êtres solaires (aussi éculé fût-ce le terme), le visage rond comme l’astre et un sourire qui rayonne. Portrait d’une femme de tête et de cœur, qui navigue dans les eaux tumultueuses du business avec la boussole de l’intuition.
L’héritage de la volonté
Le parcours de Carole Gourmelon ne saurait s’écrire sans mentionner les figures tutélaires qui ont forgé son regard. Il y a d’abord la mère, figure de proue, autodidacte ayant gravi tous les échelons du Crédit Agricole jusqu’à la direction générale Atlantique Vendée. De cette lignée, Carole a hérité le goût du défi et une mobilité géographique subie puis apprivoisée. Quarante déménagements ont fait d’elle une experte de l’adaptation, une nomade capable de reconstruire son univers à chaque escale.
Mais c’est peut-être auprès de sa grand-mère, Marie-Jo, qu’elle puise sa force la plus profonde. Chez Carole, la réussite n’est pas une fin en…