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SPORT & BUSINESS. Pigeon, Lahaye : champions de haut niveau hier, patrons aujourd’hui

En Bretagne, Thibault Pigeon et Matthieu Lahaye ont grandi dans l'exigence imposée par le sport de haut niveau, avant de devenir les directeurs généraux de leur groupe éponyme. En les replongeant dans cette transition, presque d'une vie à une autre, nous cherchions à comprendre comment le sport les avait construits dans l'appréhension de ces nouvelles fonctions. L'ancien grand sportif est-il, de facto, un meilleur dirigeant ?

Avant de diriger leur groupe éponyme, Thibault Pigeon et Matthieu Lahaye étaient sportifs de haut niveau. ©7Jours/Didier Echelard - 7Jours/Studio Carlito

Avant qu’ils ne deviennent directeurs généraux de leur groupe familial, les deux hommes ont connu la gloire des plus grandes compétitions – nationales et continentales – des succès, des podiums et des trophées dans deux disciplines : le sport automobile pour Matthieu Lahaye et l’équitation pour Thibault Pigeon. En revenant sur leurs carrières de sportif, il a fallu dépoussiérer quelques souvenirs. « C’était il y a quatorze ans, ça fait loin », sourit Thibault Pigeon en évoquant les plus belles lignes de son palmarès. Cinq participations aux championnats d’Europe de saut d’obstacles, dont une médaille d’or en équipe, en 2012, il y a quatorze ans, justement.

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La même année, Thibault Pigeon s’offre le titre de champion de France dans la catégorie des jeunes cavaliers, poussé depuis tout jeune par ses parents. « J’ai pu le faire grâce à l’environnement familial et l’investissement de mes parents qui m’ont beaucoup aidé. » La seule condition imposée : qu’il mène ses études de comptabilité jusqu’au diplôme.

J’avais conscience de la difficulté d’être dans les tout meilleurs

De son côté, Matthieu Lahaye qui excellait sur les pistes de karting a très vite gravi les échelons du sport auto, en passant par la Formule France, où il obtient le titre de champion national en 2002. Après deux premières années satisfaisantes en monoplace, il signe son premier contrat professionnel chez Renault Sport en 2006. « À ce moment-là, je commence à gagner ma vie grâce au sport. Un an plus tard en 2007, j’avais fini mes études et ne faisais que du sport auto. »

La pression du contrat professionnel coule sur le pilote Rennais qui – pour sa première participation aux 24 heures du Mans – termine troisième de la catégorie LMP2, au volant d’une Pescarolo. « De 20