Couverture du journal du 01/04/2026 Le nouveau magazine

En Ille-et-Vilaine, la coopérative Solarenn veut retrouver de l’élan après une année 2025 contrastée

Réunis à Saint-Armel, les dirigeants de Solarenn ont présenté un exercice 2025 en léger recul, marqué par la pression des tomates cerises marocaines et par un marché chahuté par un automne précoce en fin de saison. Avec 55 millions d’euros de chiffre d’affaires contre 57 millions en 2024, 22 000 tonnes de tomates commercialisées et 500 000 euros investis dans son outil industriel, la coopérative bretonne, 5e opérateur français du marché de la tomate et 3e producteur régional, espère franchir les 58 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026.

Isabelle Georges, directrice générale, et Ronan Collet, président de Solarenn.

Isabelle Georges, directrice générale, et Ronan Collet, président de Solarenn. © 7Jours/Rolland

À Saint-Armel, Solarenn a dressé le bilan d’une année 2025 en demi-teinte. La coopérative, qui rassemble 25 maraîchers, a réalisé 55 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 57 millions en 2024. Elle a commercialisé 22 000 tonnes de tomates sur 54 hectares de serres, mais aussi 150 tonnes de fraises, 25 000 mini-pastèques et 5 tonnes de courgettes. La dynamique n’est pas la même selon les catégories de tomates.

Les difficultés se sont surtout concentrées sur les petits fruits. Or, ce segment occupait en 2025 une place majeure chez Solarenn, avec 45 % des surfaces en tomates, 37 % des volumes et plus de 8 000 tonnes produites. En cause ? L’effet de la concurrence marocaine en rayon. « On s’aperçoit que le calendrier de commercialisation de ces tomates marocaines s’étend encore d’année en anné