Votre présence est très marquée sur ces ports de taille intermédiaire. Pourquoi ce positionnement ?
Antoine Kuhn. Aujourd’hui, nous sommes présents dans 22 ports de commerce sur 3 façades maritimes : Manche, Atlantique et Méditerranée, de Dunkerque à Nice, en passant par Rouen, Cherbourg, Saint-Malo, Brest, Lorient, Nantes, La Rochelle ou encore Marseille. Soit 5 grands ports et 17 ports « décentralisés ». Cette appétence pour les ports de proximité est liée à nos implantations historiques bretonnes. Ensuite le rachat de Bolloré Ports France en 2019 a consolidé notre présence sur les ports secondaires. C’est aussi un choix stratégique : dans les ports intermédiaires, les contraintes d’exploitations sont moindres. Tandis que dans les grands ports, la privatisation des terminaux depuis la réforme de 2008 a accéléré la concentration des grands armateurs qui ont intégré toute la chaîne avec leurs navires, leurs terminaux, leurs compagnies… Sur nos sites, nous développons une activité diversifiée : le vrac de produits agroalimentaires (ou conventionnel) est largement majoritaire, à plus de 70 % de notre activité, viennent ensuite les autres produits (engrais, produits de produits de recyclage) et colis lourds. Nous opérons aussi une activité en conteneurs sur les ports de Rouen, Sète, Brest et Montoir-de-Bretagne.
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