Ce n’est pas un hasard si trois membres du Gouvernement avaient fait le déplacement à Chartres-de-Bretagne fin juillet. Derrière la pose de la première pierre de l’extension de l’usine Schneider Electric se jouait un enjeu dépassant largement les 5 000 m² supplémentaires : démontrer que l’essor de l’intelligence artificielle peut aussi devenir un levier de réindustrialisation.
La signature d’un partenariat entre Schneider Electric et Eclairion, spécialiste français des infrastructures d’IA, en est la première illustration. Les deux entreprises veulent accélérer la construction de centres de données en s’appuyant sur des équipements conçus et assemblés en France. Pour Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’IA et du Numérique, l’objectif est clair : « construire une véritable filière française des centres de données ».
Car derrière chaque modèle d’intelligence artificielle se cache une industrie bien réelle. Les centres de données nécessitent des tableaux électriques, des transformateurs, des systèmes de refroidissement, des équipements de distribution d’énergie ou encore des modules pré-assemblés. Autant de marchés qui profitent directement aux industriels.
Les infrastructures de l’IA changent d’échelle
En France, les projets de centres de données s’accélèrent. Après les 109 milliards d’euros d’investissements annoncés début 2025 pour l’intelligence artificielle, puis les 93 milliards d’euros dévoilés lors du dernier Choose France, les besoins en infrastructur…