Tous les quatre ans, le monde des voileux regarde la cité corsaire avec convoitise, la Route du Rhum fait le siège. Un sprint océanique avec les meilleurs skippers du Globe dans six catégories différentes (Ultim ; Ocean Fifty ; Imoca ; Class 40 ; Vintage Mono et Vintage Multi). 118 bateaux sur une même ligne de départ pour traverser l’Atlantique de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Plus d’1,5 million de spectateurs dans et hors des remparts qui viennent recevoir leur dose d’adrénaline et d’émotions. Encore plus exacerbée lorsque le récit est haletant, à l’image de la première édition et du succès in extremis de Mike Birch pour 98 petites secondes. Ou encore la victoire de Florence Arthaud en 1990, devenant la première et seule femme sacrée. D’autres se souviendront davantage du duel pour la victoire finale entre Charles Caudrelier et François Gabard, finalement emporté par le premier en 2022.

Charles Caudrelier, dernier vainqueur de la Route du Rhum dans un temps record ©Alexis Courcoux
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La voile « donne les poils » aussi parce que les performances sportives n’échappent pas à la logique inflationniste. Que penser par exemple de la victoire de Mike Birch en 1978, en 23 jours, 6 heures et 59 minutes comparée à celle de Charles Caudrelier en 6 jours, 19 heures et 47 minutes, en 2022 ? À quoi s’attendre le 1er novembre prochain dans ce contexte de records éphémères ? « La course au large est un des sports qui a connu la plus grande évolution de vitesse entre la première édition et 2022. On est sur un rapport d’un pour quatre. Cette évolution, s’exprimera aussi sur cette édition 2026. Il y a eu un tel gap technologique en quatre ans qu’il faut s’attendre à voir des records dans toutes les catégories », affirme Joseph Bizard, arrivé dans le groupe OC Sport en tant que Business Developper jusqu’à en devenir directeur général à partir de 2024.
Arrivé en 2015 dans cet écosystème et aujourd’hui directeur général du groupe OC Sport, Joseph Bizard a toujours contribué à conserver l’ADN Route du Rhum
Un mythe chargé d’histoire
Cette transatlantique, Joseph Bizard la connaît par cœur, déjà parce qu’il œuvre depuis 2015 dans les équipes d’OC Sport, mais surtout parce qu’il est éminemment passionné par une discipline qui le fait rêver en grand depuis toujours. « Mon enfance c’était d’aller voir la Route du Rhum sur les pontons à Saint-Malo, rembobine-t-il. Regarder les bateaux et ces marins solitaires capables de s’élancer sur l’Atlantique, c’était exceptionnel. » Son premier véritable souvenir : la victoire du Normand Lionel Lemonchois en 2006 à bord du trimaran Gitana XI.

Joseph Bizard a rejoint la structure OC Sport en 2015 ©7Jours/Franck Boisselier
L’organisation de l’événement a connu beaucoup de changements, notamment depuis le début des années 2000. Créée en 1978 par Michel Etevenon, publi…