La Bretagne apparaît, dans le dernier rapport d’Enedis, comme l’une des régions les moins avancées sur les énergies renouvelables. Vous voyez le président de Région, Loïg Chesnais-Girard, tout à l’heure : qu’allez-vous lui dire ?
Jules Nyssen. D’abord, je vais le remercier. C’est quelqu’un qui essaie réellement de faire avancer la question des renouvelables. Je me souviens l’avoir entendu dire : « En Bretagne, on s’est battu pour ne pas avoir de centrale nucléaire, donc on ne peut pas dire non aux énergies renouvelables. » Je trouve que c’est une position cohérente. Historiquement, la Bretagne est la région du gaz renouvelable : c’est là que cela a vraiment démarré. Sur l’électricité, en revanche, les choses doivent avancer. Pour le solaire, il y a peu de grands fonciers disponibles, ce qui complique les projets. Quant à l’éolien terrestre, il fait face à des problèmes d’acceptabilité et à des contraintes militaires. En revanche, les énergies marines renouvelables représentent un vrai potentiel : éolien offshore, hydrolien… Avec les investissements dans les ports, il y a de belles perspectives.
La Bretagne investit fortement sur l’éolien offshore. C’est un pari risqué ?
JN. Tout projet industriel comporte un risque. L’éolien offshore, ce sont des investissements de plusieurs milliards d’euros, très structurants pour une région. Le risque, aujourd’hui, dépend surtout de la volonté politique d’avancer. L’offshore fait partie des trois pili…