Comment naît une legaltech comme Socrate ? Qu’est-ce qui vous a amenée à vous lancer dans la médiation assistée par IA ?
C’est mon conjoint, avocat et partenaire de Pacifica au Finistère, qui a identifié le besoin. Il a constaté que les assureurs de protection juridique n’arrivent pas à absorber le flux de dossiers qui leur remontent chaque année. À partir de ce constat, on a construit la solution. Lui s’est éloigné juridiquement de la structure, mais il fait partie de l’équipe à plein temps. Moi, je viens de la logistique. Que ça marche ou pas à la fin, l’important, c’est que le process ait suivi son cours.
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Une IA n’a aucune empathie, du moins pour le moment. Comment espérer qu’elle désamorce un conflit, là où ça peut bloquer dans un « face-à-face » humain ?
Un conflit, c’est d’abord émotionnel. Notre approche est de le transformer en dialogue structuré, en plusieurs phases. La première, c’est la phase déclarative : chaque partie raconte sa version à Socrate. L’autre partie n’a pas accès à ce qu’écrit la première. Vient ensuite la phase d’échange asynchrone, façon ping-pong. L’IA y reformule les messages si besoin, sans dénaturer le propos. Le côté émotionnel se désamorce, le constructif émerge (d’où le nom de Socrate, ndlr.) Beaucoup…