Le 3 septembre 2026, à Rennes, le Medef Ille-et-Vilaine a dressé un bilan contrasté de l’économie locale. L’activité résiste, mais les marges et les trésoreries sont soumises à rude épreuve. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, l’organisation veut replacer l’économie au centre des débats. « Il n’y a pas de décrochage majeur pour le moment », précise toutefois son président, Eric Challan Belval.
Mais le ton se durcit au sujet des prélèvements. « Nous en avons totalement assez de ces taxes qui nous retombent sur le nez en permanence », affirme-t-il. En effet, le Medef 35 reste opposé au versement mobilité régional et rural, entré en vigueur en Bretagne le 1er janvier 2026. Assise sur les rémunérations soumises aux cotisations sociales, cette contribution concerne les employeurs publics et privés d’au moins onze salariés. Son taux atteint 0,15 % dans la majeure partie de la Bretagne et 0,08 % dans le périmètre de 19 intercommunalités. L’organisation patronale redoute par ailleurs que le projet de loi de finances pour 2027 relève les plafonds applicables au versement mobilité local, distinct du prélèvement régional, et permette aux pouvoirs publics d’alourdir de nouveau la contribution des employeurs.
Des indicateurs pas favorables
Les inquiétudes exprimées en début d’année se sont confirmées. Alors que 39,4 % des dirigeants bretons anticipaient une baisse de leur chiffre d’affaires au premier semestre 2026, près d’une entrepris…