Couverture du journal du 15/10/2021 Consulter le journal

Restauration des monuments historiques : le GMH interlocuteur de l’État

Créé en 1960 par des entreprises spécialisées en taille de pierre, le Groupement des Monuments Historiques (GMH) représente aujourd’hui 12 métiers de la restauration des monuments historiques (maçons, tailleurs de pierre, charpentiers, couvreurs, métalliers, menuisiers, maîtres verriers, staffeurs, doreurs…) et 230 entreprises parmi les plus qualifiées, spécialistes des Monuments Historiques.

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Ce groupement de « savoir-faire de bâtisseurs » permet aux professionnels d’échanger d’une seule voix avec les représentants de l’État, le ministère de la Culture et la direction du Patrimoine National.

Le GMH a deux objectifs, suivre les opérations de restauration engagées par l’État et la consommation des crédits alloués, et valoriser la transmission des savoir-faire. Yann De Carné (entreprise SMBR à Nice) en est le président national : « C’est dans l’ADN de nos métiers de former les plus jeunes, de leur apprendre les techniques et les gestes pour restaurer dans les règles de l’art, et transmettre les bâtiments très anciens dans le meilleur état possible aux générations futures ».

En Bretagne, une dizaine d’entreprises spécialisées sont membres du GMH. Tout récemment, elles rencontraient Henry Masson, Conservateur Régional des Monuments Historiques, pour notamment anticiper les problématiques d’approvisionnement en matériaux, afin qu’elles perturbent le moins possible les chantiers de restauration programmés cette année et en 2022, en Bretagne. Ce temps d’échange a permis d’évoquer également le Plan de Relance dédié aux monuments historiques.

« Anticiper et planifier les chantiers pour sauvegarder les savoir-faire »

Pour Gérard Brégent, maçon tailleur de pierre à La Mézière (entreprise Joubrel), ancien Délégué du GMH Bretagne : « Notre travail avec la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) permet d’optimiser en amont la préparation des chantiers de restauration programmés, afin qu’ils puissent être réalisables par les entreprises spécialisées. C’est un point essentiel et vital pour que ces savoir-faire hautement qualifiés perdurent, avec la formation des jeunes sur ces chantiers, et au final le maintien des emplois ».