Le RC Vannes a placé la Bretagne sur la carte du rugby en France. Rien que ça. En dominant le championnat de Pro D2, jusqu’à cette finale remportée 18-14 contre le Provence Rugby, le 6 juin dernier, les Vannetais ont obtenu un strapontin pour regoûter aux joutes du Top 14, un an après avoir quitté l’élite rugbystique française. De La Rochelle à Toulon, le rugby s’est majoritairement développé dans le sud de la France. Vannes fait figure d’exception : le club bénéficie du statut professionnel depuis dix ans seulement et a accédé pour la première fois de son histoire au Top 14 lors de la saison 2024-2025. Olivier Rome, vice-président du club, en charge du « business » comme il aime à le dire, prend doucement la mesure du chemin parcouru. « Quand Olivier (Cloarec, président du club, N.D.L.R.) m’a appelé pour le rejoindre, nous ne pensions pas arriver à ce niveau-là. Le RC Vannes, c’est une histoire d’amitié, de confiance et d’engagement. »
La réussite sportive d’un club est consubstantiellement assortie d’une réussite économique. L’Autorité de régulation du rugby (A2R) vantait dans un rapport récent la bonne santé financière du RCV. Les Vannetais ont bouclé l’exercice 2024-2025 avec un excédent d’1,4 million d’euros, seules deux écuries – La Rochelle (+ 1,8 million d’euros) et Bordeaux (+ 1,5 million d’euros) – faisaient mieux cette saison-là. « Imaginez ce que l’on ferait avec un stade de 30 000 places », glisse Olivier Rome, sourire en coin, alors que l’hist…