Couverture du journal du 27/02/2026 Le nouveau magazine

DOSSIER. Le rail, premier levier de décarbonation de l’économie bretonne ?

Aujourd’hui, le fret ferroviaire en Bretagne représente 1,2 million de tonnes de marchandises par an dont l’essentiel est composé de céréales destinées à l’alimentation animale, soit une part du rail de 1,4 % (loin de la moyenne nationale établie à 9 %). Même si le camion écrase aujourd’hui encore toute concurrence, la feuille de route du Conseil régional en coordination avec l’État, fixe l’objectif de multiplier par six la part du fret ferroviaire à horizon 2050. 64 millions d’euros sont déjà fléchés avec comme priorité les investissements sur les ports et les infrastructures ferroviaires.

La nouvelle ligne de fret ferroviaire Rennes – Lille ouvre l’accès aux ports du nord de l’Europe. ©DR

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Territoire périphérique éloigné des grands axes de transport, la Bretagne est dotée d’un réseau routier de qualité, maillé et « gratuit » qui ne laisse que peu de chance aux modes de transports alternatifs à la route. Et pourtant… Report modal de la route vers le fer et la mer en raccordant de nouveau Brest et Lorient, transport maritime vélique, décarbonation des activités portuaires, décarbonation du transport routier à l’appui d’un mix énergétique de carburants alternatifs, d’électrification… Quand la région Bretagne décide de remettre une partie du transport de marchandises sur les rails, c’est notamment pour participer à la décarbonation de l’économie bretonne. Le rail n’est qu’un levier parmi d’autres pour atteindre des objectifs à moyen terme (2028) et à plus long terme (2050). Mais la réactivation de telles infrastructures, délaissées depuis de nombreuses années, nécessite une mobilisation très large de tous les acteurs de l’économie bretonne. Les seuls leviers et moyens publics ne seront assurément pas suffisants.

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