7 Jours : Dans un lieu hautement symbolique, ce colloque a rassemblé ce qui se fait de mieux en termes de sûreté. Les militaires étaient également très présents. Peut-on en conclure que la sûreté des entreprises est aussi une question de souveraineté ?
Olivier Cardini : La sûreté et les enjeux internationaux rejaillissent forcément sur les entreprises ! La sûreté des entreprises n’est plus seulement théorique mais opérationnelle. Aucune d’entre elles, quels que soient le domaine d’activité, la taille, la localisation… ne peut estimer être à l’abri d’une attaque ou, au moins, d’une vulnérabilité. Les risques sont réels et ne sont pas toujours ceux auxquels on pense en premier. Actuellement, les cyberattaques et les vols de données font les unes des journaux. Mais on parle moins des risques réputationnels, des intrusions physiques, des fuites humaines d’information… Les échanges avec…