À Ferrandi Rennes, dans le huis clos des jeunes restaurateurs entrepreneurs

À Rennes, les étudiants de 3e année de Ferrandi Paris ont défendu, en mai 2026, leurs concepts de restauration devant un jury de professionnels. À travers Corail, projet de restaurant bistronomique imaginé à Saint-Malo mais non retenu pour le déploiement final, se dessine un exercice très concret ; celui de penser une entreprise du CHR, son marché, ses ratios, ses salariés, son décor ou encore sa rentabilité… Trois établissements éphémères, Ardor, Paulette et Granit, ouvriront finalement en conditions réelles sur le campus de Rennes durant le mois de juin 2026.

Le projet du restaurant Corail était porté par Garance Marest-Delisle, Adèle Hanquer, Charlotte Hennetier, Erwan Boileau et Xinjan Zhong.

Le projet du restaurant Corail était porté par Garance Marest-Delisle, Adèle Hanquer, Charlotte Hennetier, Erwan Boileau et Xinjan Zhong. © 7Jours/Rolland

« Le restaurant qu’on imagine n’est pas un concept, c’est une escale. » Dans la salle de soutenance de Ferrandi Paris Rennes, les étudiants qui portent Corail ne déroulent pas seulement un projet de fin d’études. Ils tentent de vendre leur projet entrepreneurial. L’immersion commence dès les premiers mots, comme une annonce de départ : « bienvenue à bord du train Corail à destination de Saint-Malo ». Les élèves ont vingt minutes pour convaincre. Face à eux, un jury de professionnels scrute la cohérence du récit, mais surtout la solidité du modèle économique ainsi que la faisabilité du projet. Cet exercice s’inscrit dans le cursus du bachelor Arts culinaires et entrepreneuriat (ACE) et du bachelor Management en hôtellerie et restauration (MHR).

Corail, restaurant bistronomique fictif imaginé sur le quai face au bassin Vauban, veut « faire voyager les clients sans qu’ils aient à quitter leur table ». L’univers mêle mémoire des trains Corail, banquettes, laiton et carte pensée comme un carnet de route. « Chaque plat a été imaginé comme une escale », défendent les étudiants. La promesse est ambitieuse car le concept réunit un bar à vin au rez-de-chaussée, un restaurant à l’étage, 62 places en bas, 32 en terrasse et 84 au premier niveau.

Derrière le voyage, les ratios

Très vite, la poésie du rail se heurte à…

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