Après une première expérimentation réussie dans le quartier du Ter à Lorient, Madé Habitat vient de signer sa première acquisition : celle d’un immeuble lorientais, situé cette fois rue Paul-Guieysse, dans le quartier de Kerentrech. La société coopérative, créée en juillet dernier, le présentera au grand public ce dimanche 30 août 2026. Soutenue par Action Logement, Madé Habitat poursuit ainsi sa mission d’acheter et de rénover du bâti sous-utilisé, principalement grâce à de l’épargne citoyenne, pour proposer des logements abordables et durables.
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Loger sept ou huit personnes
Dans sa nouvelle propriété, une bâtisse de 200 mètres carrés, elle compte restaurer deux logements et en construire deux autres. Ce qui lui permettra de loger sept ou huit personnes. « Nous allons rafraichir les deux logements en nous appuyant sur l’existant, explique Noël Zilberfarb, cofondateur de la structure, aux côtés de Jean-Marie Malle. Les deux autres logements répondront aux exigences actuelles pour l’hiver et l’été. »

Madé Habitat vient de racheter un immeuble de 200 mètres carrés dans le quartier de Kerentrech à Lorient. ©Madé Habitat
La livraison de ce chantier aura lieu au printemps prochain. « C’est une petite opération qui nous permettra de montrer ce qu’on sait faire, indique-t-il. Les opérations que l’on vise seront deux fois plus grosses. »
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« Lever des fonds en continu »
Les deux fondateurs voient déjà plus loin et ont identifié deux ou trois opérations à valider, puis à financer. « Nous allons lever des fonds en continu », glisse Noël Zilberfarb. Les entrepreneurs considèrent Lorient comme un laboratoire. « Notre ambition est d’y loger 120 personnes en 2030 et 1 000 en 2040. » Si la recette est éprouvée, elle pourrait bien essaimer. Les fondateurs de Madé habitat imaginent déjà la développer dans d’autres villes bretonnes.
Pour rappel, les citoyens investisseurs souscrivent des parts sociales qui leur permettent d’obtenir un rendement de 4 % à 5 % par an. Quant aux bailleurs institutionnels, ils disposent également d’une rémunération de 4 % par an avec une sortie contractuelle au bout de 7 ans.