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38e Salon de la conchyliculture : Chorus annuel pour le marché des coquillages

Dans le Morbihan, le secteur de l’élevage et la vente de coquillages représentent un poids important dans l’économie locale et nationale. Le centre d’exposition Chorus de Vannes a accueilli ses principaux acteurs les 4 et 5 octobre derniers avec comme invité d’honneur Les Pays-Bas.

Salon de la conchyliculture

© DR

150 exposants, 1 300 visiteurs, 5 500 m2 d’exposition, 18 secteurs d’activités représentés… Cela mérite bien une inauguration officielle.

Aux côtés de Philippe Le Gal, président de la Fédération nationale des conchyliculteurs, le Préfet du Morbihan, Pascal Bolot et le maire de Vannes, David Robo, déambulent à pas feutrés dans les allées du salon. Les officiels serrent des mains, bien sûr, mais les sourires et les discussions ne semblent pas être de façade. L’intérêt est réel pour les innovations et la marche des affaires, des uns puis des autres.

« Aujourd’hui, la présence des délégations étrangères nous rappelle l’importance du secteur de la conchyliculture en Europe, notamment pour des questions alimentaires et environnementales, explique Philippe Le Gal, président de la fédération française de la conchyliculture. Les coquillages captent le carbone de l’air et filtrent l’eau de mer, ce sont donc des organismes vivants très importants pour l’écosystème. » En soulignant le rôle écologique de ces élevages marins, les professionnels insistent particulièrement sur la nécessité d’avoir des eaux de rejets de bonne qualité. La question de l’assainissement des eaux usées à terre est sur toutes les lèvres.

« Même si nous travaillons tous bien ensemble, je tiens à insister sur les progrès à faire en termes de qualité de l’eau, ajoute Pascal Bolot, préfet du Morbihan. L’État fait en sorte de simplifier les étapes juridiques, mais il faut continuer à accompagner la filière et aller au bout de nos chantiers d’assainissement. Certains usages ne font pas bon ménage et c’est notre rôle de fixer une ligne de partage entre les intérêts de chacun. » La filière semble être consciente des enjeux puisque beaucoup d’exposants montrent cette année du matériel élaboré grâce à des produits recyclés (plastique ou coquilles d’huître).

Le Morbihan compte près du tiers des surfaces conchylicoles de France

Avec 20 000 t par an, le Morbihan est le deuxième département en volume de production ostréicole et le premier en surface de production. Il représente près du tiers des surfaces conchylicoles de France avec plus de 6072 ha de surface, soit plus de la moitié du total des concessions bretonnes.

Dans le Morbihan, la filière représente 150 entreprises, 600 emplois directs, 18 M€ d’investissements et un chiffre d’affaires d’environ 60 M€.

En Bretagne sud, la culture des huîtres représente 69,3 % et celle des moules 7,2 % des surfaces exploitées.

 

La filière en France

En 2018, la conchyliculture française comptait 2 542 entreprises, 8 524 salariés permanents et 8 341 occasionnels dans 7 régions de production pour un chiffre d’affaires de plus de 500 millions d’euros et une production totale de 240 000 t environ (80 % de conchyliculture, 3,3 % de pisciculture marine et 16,7% de pisciculture continentale).