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Bilan annuel : les ventes progressent encore de 11% sur le département (35)

Le volume de ventes immobilières ne cesse de progresser en Ille-et-Vilaine, entrainant inévitablement une augmentation des prix. Une situation qui devrait se poursuivre en 2022 selon la chambre départementale des notaires.

Stéphane Le Jamtel, notaire associé à Saint-Malo, Damien Gueguen, notaire associé à Rennes Violaine Goudal, notaire associée à Maen-Roch, Marie Aude De Bodman, notaire à Le Rheu, ventes

Stéphane Le Jamtel, notaire associé à Saint-Malo, Damien Gueguen, notaire associé à Rennes, Violaine Goudal, notaire associée à Maen-Roch, Marie Aude De Bodman, notaire à Le Rheu ©KB-7J

Du 31 août 2020 au 1er septembre 2021, 25 000 biens immobiliers ont été vendus en Ille-et-Vilaine, en augmentation de 11% par rapport à l’année précédente.

VENTES BIENS IMMOBILIERS

©D.R

Depuis 2016, le marché immobilier ne cesse de croitre

Après des ralentissements en 2008 dus à la crise des subprimes, le marché immobilier bretillien connait une forte croissance depuis 2016. Il y a 5 ans, le prix médian au mètre carré d’un appartement ancien dans le département s’élevait à 2250€ contre 3090€ en 2021, soit une augmentation de plus de 37%. Le marché est tiré vers le haut grâce à la possibilité d’emprunter sur une durée plus longue et à moins cher (300 mois en moyenne pour des taux proches de 1%).

Sur Rennes, les achats sont réalisés à 80 % par des bretilliens et 20 % par des extérieurs, principalement des Franciliens « contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce chiffre est stable depuis 10 ans », constate Damien Gueguen, notaire à Rennes. Des acquéreurs qui pour 47% d’entre eux ont moins de 40 ans. La durée de détention d’un bien en Ille-et-Vilaine est de 11 ans et 11 mois.

Le prix médian des appartements anciens dans le département a augmenté de 37 % en 5 ans

Une croissance à 2 chiffres dans l’ancien

À Rennes le prix médian des appartements anciens au mètre carré s’affiche à 3460 euros, soit une augmentation de 13,1 % en un an. Et la majorité des quartiers subissent une augmentation à deux chiffres : + 12,7 % dans le centre-ville (4 220 €), + 19,1 % pour un bien dans le quartier Beaulieu-Baud-Chardonnet (3 580 €) ou encore + 14,2 % pour un appartement au Blosne (2070 €). « Le marché rennais est extrêmement dynamique, avec chaque année de nouveaux ménages qui s’installent et une forte attractivité pour les investisseurs qui y trouvent toujours des taux de rentabilité exceptionnels ». 26 % des acquéreurs à Rennes ont moins de 30 ans. 

Les prix en première couronne ne dérogent pas à la règle et augmentent également de manière significative, + 9,7 %, avec un prix médian au mètre carré de 2 850 €. Chantepie est en forte augmentation (2 850 €/+ 15,3 %) ainsi que   Saint-Jacques-de-la-Lande (2 630 €/+ 18,5 %). 35 % des acquéreurs ont moins de 30 ans.

Sur le littoral, même constat avec une augmentation des prix médians au mètre carré de 11,3 % pour une moyenne de 4 040 €. Dinard propose un prix médian au mètre carré de 4 780 € (+ 10,9 %) et pour les grands appartements cela peut même monter jusqu’à 6 000€. Saint-Malo connait une augmentation de 13,7 % (4 030 euros) et Pleurtuit 17 % (2 620 euros). Les acquéreurs sur le littoral sont plus âgés, 40 % ont plus de 60 ans.

Prix médian

Le prix médian indique que la moitié des transactions ont été conclues à un prix inférieur et l’autre moitié, à un prix supérieur.

La maison : cœur du marché du département

La crise sanitaire aidant, la maison ancienne avec jardin, est fortement sollicitée par les acquéreurs bretilliens. Les ventes ont augmenté cette année de 14 % et le prix médian de 8,3 % pour atteindre 210 000 €. « Dès 2015 on voit que la courbe des prix a commencé à monter », souligne Damien Gueguen. Les prix à Rennes restent très élevés avec un coût médian allant de 726 600 € dans le quartier Thabor-Saint-Hélier (+ 11,6 %) à 409 800 € dans le quartier de la poterie (+ 14,2 %). Le quartier Sud-Gare connait une forte poussée des prix (+ 19,8 %) avec un prix médian de la maison ancienne à 500 000 €. Les communes en première couronne comme Cesson-Sévigné et Saint-Grégoire affichent des prix comparables à ceux de Rennes. Sur Rennes agglo, les villes comme Liffré (270 000 €, + 8,1 %), Bruz (288 000 € + 13 %) et Chateaugiron (284 000 € + 15,3 %) sont fortement attractives pour des acquéreurs en quête de tranquillité et d’espace. Le marché sur les villes de tailles moyennes et les secteurs ruraux connait également une très belle embellie. « Aujourd’hui à moins de 40 minutes de Rennes, on peut trouver dans les villes moyennes des maisons avec jardins à moins de 180 000 € .»

Évolution à la hausse dans le neuf

Sur le département, 76 % des ventes d’appartements neufs se concentrent sur Rennes et son agglomération. À Rennes le prix au mètre carré s’établit à 4 870 € (+ 4,3 %) et dans le centre à 6 460 euros. Le marché est animé tant par les investisseurs qui profitent du dispositif Pinel que par de futurs propriétaires occupants. Le prix médian des appartements neufs sur le littoral est de 4 430 € le mètre carré en hausse de 7,4 %. À Saint-Malo on connait un fort ralentissement de la construction, une problématique pour loger les jeunes ménages dans la deuxième ville du département. « La municipalité devrait lancer des programmes de logements familiaux avec des dispositifs d’accession à la propriété de type BRS (bail réel solidaire) permettant la maitrise du foncier par la ville et par les collectivités », précise Stéphane Le Jamtel, notaire associé à Saint-Malo.

Les terrains à bâtir : une offre essentiellement dans les bassins ruraux

Ces 10 dernières années, les tailles des terrains à bâtir diminuent. Aujourd’hui, la taille moyenne est de 420 mètres carrés contre 550 en 2011. L’offre se situe essentiellement dans les bassins ruraux et autour des villes moyennes. Le prix médian d’un terrain à Combourg est de 43 500 € en hausse de 16 % et de 31 000 € à Redon (+ 15,5 %).

Les chiffres nationaux de l’immobilier

Un taux record de ventes en 2021 : + 23%

1 198 000 transactions ont été réalisées au cours des 12 derniers mois en France à fin octobre.

+ 5,2 % : l’évolution sur un an de l’indice de prix des appartements anciens en France métropolitaine, plus prononcée en province (+ 7,5 %) qu’en IDF (+2,5%)

+ 9 % : la hausse sur un an de l’indice de prix des maisons anciennes en France métropolitaine, également plus forte en Province (+ 9,4 %) qu’en IDF (+7%)

Un pouvoir d’achat immobilier qui diminue au niveau national depuis 5 ans

50 m2 (- 4m2 sur 1an): surface finançable en 2021 d’un appartement ancien sur l’ensemble de la France (mensualité de 800 € /mois pendant 20 ans et sans apport), 140 m2 (- 8m2 sur 1 an): surface finançable en 2021 d’une maison ancienne sur l’ensemble de la France (mensualité de 1300 € /mois pendant 20 ans et sans apport).

Source : conseil supérieur du Notariat