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Immobilier Breton : record de ventes et envolée des prix

Le marché immobilier breton poursuit sa dynamique avec une hausse du volume des ventes de 7,5 % sur un an. Face à cette forte demande, les stocks de biens disponibles diminuent et les prix s’envolent sur l’ancien : + 12 % pour les appartements et + 11% pour les maisons.

Immobilier Bretagne

Les derniers chiffres et les tendances de l'immobilier breton ont été présentés à la presse le 17 septembre dernier par les délégués départementaux du conseil régional des notaires. (De gauche à droite) Marie-Virginie Durand (44), Damien Guéguen (35) Gwenaelle Berrou-Gorioux (29), Vincent Lemée, délégué régional à la communication au Conseil régional des notaires, Mathilde Tersiguel (56) © KB-7J

Au 31 juin 2021, les notaires de Bretagne et des Pays de la Loire constatent un nouveau record sur un an : 118 324 transactions tous types de biens confondus, soit 7,5 % de ventes supplémentaires par rapport à 2020.

Évidemment face à la forte demande il devient de plus en plus difficile de trouver à acheter « Nous enregistrons actuellement un stock de 5 000 offres quand certaines années nous en avions 20 000 à 25 000 », précise Me Vincent Lemée, notaire à Rennes et délégué à la communication du conseil régional des notaires de la cour d’appel de Rennes.

Immobilier Bretagne

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Revitalisation des communes rurales et des villes moyennes

Pour Vincent Lemée, la Bretagne reste cependant une région accessible à tous « À 20 kilomètres des métropoles ou du littoral, vous pouvez acheter une maison de 150 000 euros, voire moins ». D’ailleurs la tendance déjà soulignée le trimestre précédent se confirme : si le nombre de transactions augmente, c’est bien au profit de zones géographiques qui s’éloignent des grandes villes. Résultat, sans doute, de l’arrivée de télétravailleurs et de nouvelles populations recherchant un cadre de vie plus proche de la nature et des logements plus grands. La condition toutefois est que la commune soit bien desservie par une route nationale ou mieux encore, une gare, notent les notaires.

Le retour des Primo-accédants

D’une manière générale, les primo-accédants font un retour en force sur le marché immobilier « Même si les prix sont dans une tendance à la hausse, le faible montant des taux d’intérêt et le rallongement de la durée des prêts bénéficient aux nouveaux acquéreurs », précise Damien Gueguen, notaire à Rennes.

À Rennes, l’âge médian des acquéreurs passe pour la première fois sous le seuil des 40 ans

La métropole rennaise reste sous tension

Dans la capitale bretillienne la pression demeure forte et les programmes neufs ne suffisent pas à combler la demande. Pour les appartements anciens, les prix sont en hausse de 12,4 % avec des prix médians au m2 de 3 380 €. Dans le centre-ville les prix au m2 dépassent les 6 000 euros pour les appartements neufs. Quant aux maisons anciennes, le budget médian a bondi de 10 % en un an et tourne autour de 440 000 €. En 1re couronne, le prix des biens dans le neuf et l’ancien marquent également une augmentation avoisinant les 10 %. À noter : l’âge médian des acquéreurs rennais passe pour la première fois sous le seuil des 40 ans (38 ans) et 74 % sont cadres. 16 % d’entre eux viennent de l’extérieur de la Bretagne.

+ 37 % à Saint-Briac-sur-Mer

Les communes du littoral bretillien continuent leur flambée des prix avec une augmentation moyenne de 14 % des maisons anciennes. Dans le palmarès des plus fortes augmentations du prix des maisons sur un an : Saint-Briac-sur-Mer + 37 % (prix médian : 510 000 euros); La Richardais + 24 % (prix médian : 285 000 euros); Le Minihic-sur-Rance + 22 % (prix médian : 304 000 euros); Saint-Malo + 19 % (prix median : 380 000 euros); Dinard + 16 % (prix médian : 376 000 euros).

L’impact des nouveautés du DPE sur le marché immobilier

De nouvelles règles impliquant d’importants frais de rénovation énergétique à la charge du propriétaire ou de l’acquéreur pourraient impacter fortement le marché immobilier dans les mois à venir. En effet, le 1er juillet dernier, le nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE) est entré en vigueur entérinant l’interdiction progressive de la mise en location de passoires énergétiques. Les logements en catégorie G seront ainsi interdits à la location en 2025, les catégories F en 2028. Pour ces logements de classes F et G, les propriétaires auront l’interdiction d’augmenter les loyers dès 2023. Ceux étiquetés E, c’est-à-dire un quart du parc immobilier actuel, ne seront plus considérés comme décents à leur tour, en 2034. Dès 2022, lors de la vente d’un bien considéré comme une passoire énergétique (F et G), la réalisation d’un audit énergétique sera obligatoire. À partir de 2025, cette obligation sera étendue aux logements classés E.