Couverture du journal du 03/07/2024 Le nouveau magazine

Départ du préfet Emmanuel Berthier : « Je quitte la Bretagne serein » 

Emmanuel Berthier aura passé 32 mois dans ses fonctions de préfet de Bretagne, d’Ille-et-Vilaine et de la zone de défense et sécurité Ouest. Lors d’une cérémonie de départ organisée à l’hôtel de la Préfecture à Rennes fin juillet, il a dressé le bilan de son passage en Bretagne, jalonné de crises.

©SB_7J

« Les préfets passent, les engagements de l’État demeurent et sont tenus. » Non sans une certaine émotion, Emmanuel Berthier s’est adressé à la centaine d’invités présents : des élus, des représentants des mondes économique et juridique, des hauts gradés de la police. Le préfet et son épouse, Véronique, ont voulu une cérémonie « simple, amicale, familiale. »
L’occasion pour le préfet partant de rappeler « le plaisir et la fierté » qu’il a eus à travailler dans cette préfecture. « Je quitte la Bretagne serein. Serein parce que les dossiers sont en ordre, les relations avec l’ensemble des institutions fluides. »

La mission d’Emmanuel Berthier aura été marquée par les crises successives. Nommé au moment de la crise sanitaire, il a dû ensuite faire face au Brexit, à l’accueil des réfugiés ukrainiens, aux manifestations contre la réforme des retraites et, récemment, aux violences urbaines après la mort du jeune Nahel.
Sans oublier, de mentionner ses directrices et de directeur de cabinet (Elise Dabouis, Anne-Briac Bili et Stéphane Caron), le préfet s’est dit satisfait d’avoir pu « assurer ses missions ». Il a salué des « réactions collectives, organisées à la Bretonne » et rappelé son attachement à la région : « La Bretagne est une région très dynamique (et) mérite sa réputation de terre d’expérimentations ! Tout comme elle mérite sa réputation d’opiniâtreté dans la négociation et la mise en œuvre des contractualisations avec l’État. »

Emmanuel Berthier précise qu’il va être de « retour à Paris, dans des fonctions qui seront arrêtées avant la fin de l’été.  Je vais très certainement changer de rythme de travail, voir plus souvent ma femme, mes enfants et leurs conjoints, découvrir l’art d’être grand-père. »
En conclusion, il a adressé un mot à son successeur : « Je souhaite à Philippe GUSTIN d’éprouver les mêmes satisfactions professionnelles que celles que j’ai connues ici, peut être avec un enchaînement de crises moins soutenu ? Ce poste à Rennes correspond à ce que l’on peut espérer de plus accompli lorsque l’on embrasse une carrière préfectorale. »

La cérémonie s’est tenue en présence de personnalités locales : Loïg Chesnais-Girard, président de la Région, Laurence Maillart-Méhaignerie, députée; le procureur Philippe Astruc ; le premier président de la Cour d’appel, Jean-Baptiste Parlos; Clément Villeroy de Galhau, président du tribunal de commerce de Rennes; Luca Togni, directeur départemental de la sécurité publique; Eric Challan Belval, président du Medef 35; Hervé Mattéi, directeur régional de la Banque de France; Jean-Pierre Rivery, président CCI Bretagne, etc. ©SB_7J

La cérémonie s’est tenue en présence de personnalités locales : Loïg Chesnais-Girard, président de la Région, Laurence Maillart-Méhaignerie, députée; le procureur Philippe Astruc ; le premier président de la Cour d’appel, Jean-Baptiste Parlos; Clément Villeroy de Galhau, président du tribunal de commerce de Rennes; Luca Togni, directeur départemental de la sécurité publique; Eric Challan Belval, président du Medef 35; Hervé Mattéi, directeur régional de la Banque de France; Jean-Pierre Rivery, président CCI Bretagne, etc. ©SB_7J