Couverture du journal du 17/07/2024 Le nouveau magazine

Heyliot : la collecte intelligente des déchets accélère

L'entreprise rennaise Heyliot, qui propose une solution composée d’une sonde de niveau de remplissage des contenants à déchets et d’une plateforme de suivi, confirme, en 2024, sa trajectoire de croissance fulgurante. Après avoir triplé son chiffre d'affaires chaque année depuis trois ans pour dépasser le million d'euros en 2023, la jeune pousse lance une troisième levée de fonds.

Un point d’apport de déchets connecté avec Heyliot

Un point d’apport de déchets connecté avec Heyliot ©DR

Pour soutenir sa dynamique, Heyliot ambitionne de lever 2 à 3 millions d’euros d’ici à la fin 2024 pour renforcer ses équipes opérationnelles et commerciales. L’entreprise prévoit de recruter quatre collaborateurs supplémentaires, portant l’effectif total à 17 personnes à horizon 2025. L’ouverture d’une antenne dans le sud-est de la France est également à l’étude, en attente de la signature d’un contrat avec une grande métropole.

Lever 2 à 3 millions d’euros d’ici à la fin 2024 pour recruter et ouvrir une antenne dans le Sud-Est.

Grâce à sa sonde de remplissage des conteneurs à déchets qui permet d’optimiser les tournées de ramassage, Heyliot a convaincu 80 clients, dont 31 collectivités et 49 acteurs privés, fabricants et collecteurs, soit 10 000 sondes installées depuis 2021 dans l’Hexagone.
« Maintenant que l’on connaît ‘la bonne recette‘, que notre produit est en adéquation avec la demande, nous sommes dans une phase de renforcement de notre structure pour absorber la forte croissance que nous vivons », explique Cyril Pradel, fondateur d’Heyliot.

Cyril Pradel, fondateur et CEO d'Heyliot

Cyril Pradel, fondateur et CEO d’Heyliot © Heyliot

Une percée sur les marchés publics en 2023

L’année 2023 a marqué un cap pour Heyliot, avec huit nouveaux marchés publics remportés auprès de collectivités, qui représentent 80 % de son chiffre d’affaires : de grandes agglomérations comme Lens-Liévin (300 sondes) ou Niort (720 sondes), des zones littorales comme Saint-Malo (457 sondes) ou le Nord Médoc (523 sondes), ou encore des territoires de montagne comme le pays du Mont-Blanc (1 500 sondes). Dans le même temps, l’éco-organisme Citeo a renouvelé sa confiance à l’entreprise pour poursuivre l’équipement en Outre-mer, avec un premier marché en Martinique.

Une tablette embarquée dans un camion de ramassage

Une tablette embarquée dans un camion de ramassage ©DR

« Toutes les collectivités n’ont pas encore le réflexe de l’optimisation qui deviendra vite une nécessité en raison de leurs contraintes budgétaires », souligne Cyril Pradel, avant d’ajouter : « Un gain de 20 à 30 % sur les dépenses de collecte est en moyenne observé pour les parcs équipés de sondes. »
Le défi pour Heyliot sera d’accompagner le développement de nouveaux flux comme les biodéchets, le textile ou le tri hors foyer, pour répondre aux nouvelles réglementations en la matière.

Une sonde made in France

Heyliot mise sur les performances techniques de sa sonde, adaptée à tous les flux de déchets (emballages, papier, verre, textile, biodéchets) et résistante aux aléas météorologiques. Sa « sonde made in France répond aux critères d’écoconception désormais incontournables dans les appels d’offres publics ».

La nouvelle sonde Heyliot

La nouvelle sonde Heyliot © Heyliot