Couverture du journal du 04/05/2026 Le nouveau magazine

« La sureté des entreprises n’est plus seulement théorique mais opérationnelle »

Olivier Cardini, correspondant breton de l’Académie de l’intelligence économique revient sur le colloque qu’il a coorganisé avec la délégation militaire du Morbihan, le 30 avril dernier dans les locaux du 3e RIMA de Vannes. Une soixantaine de chefs d’entreprises et d’élus locaux ont pu échanger avec des spécialistes de la sûreté et du renseignement, autour des trois intervenants : Christian Cevaer, directeur de Cyber maritime France, William Martin directeur général de Scutum Security first et la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure).

Christian Cevaer, directeur de Cyber maritime France, William Martin directeur général de Scutum Security first et la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure - absente de la photo)

Christian Cevaer, directeur de Cyber maritime France, William Martin directeur général de Scutum Security first et la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure - absente de la photo) ©DR

7 Jours : Dans un lieu hautement symbolique, ce colloque a rassemblé ce qui se fait de mieux en termes de sûreté. Les militaires étaient également très présents. Peut-on en conclure que la sûreté des entreprises est aussi une question de souveraineté ?

Olivier Cardini : La sûreté et les enjeux internationaux rejaillissent forcément sur les entreprises ! La sûreté des entreprises n’est plus seulement théorique mais opérationnelle. Aucune d’entre elles, quels que soient le domaine d’activité, la taille, la localisation… ne peut estimer être à l’abri d’une attaque ou, au moins, d’une vulnérabilité. Les risques sont réels et ne sont pas toujours ceux auxquels on pense en premier. Actuellement, les cyberattaques et les vols de données font les unes des journaux. Mais on parle moins des risques réputationnels, des intrusions physiques, des fuites humaines d’information… Les échanges avec…