Couverture du journal du 17/09/2021 Consulter le journal

[ Covid – Test ] L’entreprise NG Biotech investit 1,4 million d’euros

La société installée à Guipry-Messac est spécialisée dans les tests d'analyse biologique rapide, notamment pour détecter la Covid-19. Pour porter sa compétitivité, elle investit 1,4 million d’euros pour son développement, aidée à 50% par le Plan France Relance.

NG BIOTECH

©LM - 7Jours

Le sous-préfet de Redon, Jacques Ranchère, représentant l’État, était en visite chez NG Biotech le 26 mai, entreprise lauréate de la 3e vague de l’appel à projets national « résilience ». « Dans le département d’Ille-et-Vilaine, on note 1 milliard d’euros investis à ce jour dans le cadre du Plan France Relance, dont 237 millions d’euros pour porter la compétitivité des entreprises bretiliennes », a-t-il précisé. La société de biotechnologie NG Biotech bénéficie ainsi d’un soutien de l’État de 720 000 euros, représentant 50 % de cet investissement.

Relocalisation : de fournisseurs asiatiques à bretons

Ce nouveau projet de développement s’articule autour de 3 axes, notamment la relocalisation de la production des boitiers plastiques qui composent les tests-covid actuellement produits dans le laboratoire. « Nous réduisons notre dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers et favorisons le travail sur le sol français », indique Milovan Stankov-Pugès, président-directeur général de NG Biotech. « Nous sommes passés de fournisseurs asiatiques à un partenaire breton : l’entreprise Albéa à Plouhinec dans le Morbihan. Et vu l’augmentation des coûts de transports, cela n’est pas plus cher. » Pour cela NG-Biotech a dû notamment investir dans les moules de production de ces boitiers.

Machines-outils, agrandissement, cadencement

Le second axe de développement de NG Biotech est l’augmentation de ses capacités de production. « Nous produisons environ 2 millions de tests par mois. Nous nous mettons en capacité d’en produire 4 millions, voir 10 millions. Nous allons agrandir ce deuxième site à 3 200 m2 (contre 2 000 m2 aujourd’hui) d’ici septembre. Nous avons reçu la semaine dernière 5 machines-outils pour automatiser certaines tâches, et l’on peut aussi augmenter les cadences, avec des équipes en 3X8h et le week-end, si nécessaire. »

NG BIOTECH

De gauche à droite : Milovan Stankov-Pugès, président-directeur général de NG Biotech, Jacques Ranchère, sous-préfet de Redon, Thierry Beaujouan, maire de Guipry-Messac, Philippe Alexandre, directeur départemental de l’emploi, du travail et des solidarités, et Luc Codet, directeur de Pôle emploi Rennes sud ©LM – 7Jours

De 30 salariés à 120

Autre axe important pour NG Biotech le maintien et la création d’ emplois. « En février 2020, avant la pandémie Covid-19, nous étions 30 à travailler chez NG Biotech », indique Milovan. « Nous sommes montés jusqu’à 160 personnes en juillet 2020, et aujourd’hui nous sommes 120. »  Et si la capacité de production s’élève à 10 millions de tests par mois, il faudra embaucher.

Demain : les tests vaccinaux

Historiquement l’activité de NG Biotech (créé en 2012) s’orientait vers les diagnostics de résistance aux antibiotiques, et autres tests de grossesse.

« Ces activités historiques représentent aujourd’hui un tiers de l’activité. »  Dès fin mars 2020, le laboratoire propose des tests sérologiques de diagnostic rapide du Covid-19. En avril 2021 elle lance l’autotest nasal, distribué dans les pharmacies par l’intermédiaire du groupe Boiron. « Nous travaillons actuellement sur le développement de tests de vaccination. Il doit permettre de déterminer si la vaccination est encore efficace, quelques mois après l’injection. L’OMS n’a pas encore détaillé les seuils et mesures qui déterminent qu’un vaccin doit être refait. Mais nous travaillons actuellement au développement d’un tel test » poursuit Milovan Stankov-Pugès.

 

Une réactivité exemplaire

« Ce deuxième site de production s’est monté en huit semaines au printemps 2020. Je vous avais appelé Monsieur le Maire… » se souvient le dirigeant Milovan Stankov-Pugès, s’adressant à Thierry Beaujouan, maire de Guipry-Messac. « Oui, je me souviens très bien, c’était un dimanche midi. Il vous fallait un deuxième site de production. J’ai appelé les Transports Orain, ils ont tout de suite indiqué avoir un local à disposition. » Maitre d’oeuvre, entreprises, la mobilisation fut générale sur ce territoire pour monter une usine de production de tests au Covid-19, une réactivité hors norme. Ce site va encore s’agrandir ces prochains mois.