Xavier Champs, président de la FFB Bretagne : « L’anticipation de la gestion de l’eau devient un avantage concurrentiel »

Pas d’eau, pas de chantier ? Le président régional de la Fédération Française du Bâtiment alerte sur les conséquences économiques directes liées à la restriction d’eau. Pour 7 Jours, Xavier Champs appelle les professionnels à s'emparer d'urgence du sujet, dans un territoire jusque-là privilégié.

Xavier Champs, président de la FFB Bretagne. ©Atypix

Quel est l’impact économique des arrêtés préfectoraux de restriction d’eau pour les entreprises du bâtiment ?

Xavier Champs : Même si le coût global n’est pas encore chiffré précisément, l’onde de choc sur le terrain est immédiate. Quand un arrêté tombe, des chantiers sont gelés. C’est une triple peine pour l’entreprise : le matériel et les échafaudages restent immobilisés sur place, les matériaux attendent et on ne peut pas facturer car on ne produit pas. La trésorerie est directement mise sous tension. Le blocage d’une seule tâche en amont empêche l’intervention des corps d’état comme la menuiserie ou encore les finitions. Cela entraîne des retards en cascade et menace la livraison des ouvrages.

LIRE AUSSI : DOSSIER. Sécheresse : l’agriculture bretonne compte ses pertes

Quels sont les corps d’état les plus directement pénalisés ?

X. C. : Ce sont les peintres et les façadiers. Avant tout ravalement, il faut nettoyer les façades à haute pression. Chez eux, quasiment toutes les structures ont eu plusieurs chantiers à l’ar…

Inscription à la newsletter

Notre dernier magazine

Lire nos magazines