Le deuil ne suspend ni les échéances ni l’activité d’une entreprise. Virginie Couvreur l’a mesuré lorsqu’un salarié a perdu son fils de cinq ans : il a fallu annoncer le drame à l’équipe, puis trouver la juste distance auprès du collaborateur. De ses vingt-cinq années dans la gestion financière et du personnel, elle a tiré une conviction : le deuil appartient à la vie privée, mais ses conséquences franchissent les portes de l’entreprise.
Cette expérience nourrit le nouveau positionnement de Clarvie. Lancée en 2024 et aujourd’hui basée à Bréal-sous-Montfort, Clarvie a d’abord accompagné les familles face à la fin de vie et aux décès. Depuis 2026, Virginie Couvreur propose désormais une offre destinée aux employeurs bretons. « Les collaborateurs peuvent très vite se désengager s’ils ne trouvent pas de soutien auprès de leur employeur », estime la fondatrice.
Une présence, pas une intrusion
Le droit fixe un cadre, mais aucun mode d’emploi relationnel. Sauf accord plus favorable, le Code du travail accorde trois jours en cas de décès d’un conjoint, d’un parent, d’un frère ou d’une sœur. Pour u…