Couverture du journal du 17/07/2024 Le nouveau magazine

Ad Oméga veut alléger les Démarches Post-Décès

La perte d'un être cher fragilise au-delà des seuls sentiments. Elle rend difficile le quotidien, en général, et les démarches administratives, en particulier. Trois questions à Alain Foret, fondateur d’Ad Oméga à Vannes, une société spécialisée dans les démarches "après décès".

Alain Foret, fondateur d’Ad Oméga à Vannes ©Hervé Le Reste

Il existe de nombreux sites internet aidant à faire la liste des démarches administratives après un décès. Quelle est la plus-value de votre service ?

Alain Foret. Décharger entièrement mes clients dans un moment de souffrance. On ne se rend pas bien compte de l’ampleur de la tâche tant que l’on n’y a pas été confronté. Après un décès, il faut échanger avec environ 15 à 25 organismes administratifs différents et effectuer jusqu’à une quarantaine de démarches. Et puis, il faut clôturer le service de repas à domicile, s’occuper de l’animal de compagnie, résilier les différents contrats comme le téléphone, les journaux, l’énergie, etc. Dans certains cas, il est même nécessaire de s’occuper du changement de carte grise du véhicule du défunt pour continuer à faire courir la couverture assurantielle… Bref, chaque cas est différent et c’est en ça, aussi, que mon service personnalisé est pertinent.

Concrètement, combien de temps consacrez-vous à ces démarches « après-obsèques » ? Et avez-vous un conseil particulier ?

A. F. Il faut compter une cinquantaine d’heures sur six mois. C’est pour cela que je propose deux forfaits, l’un après décès et l’autre en prévoyance, pour préparer le départ. Je sais que je ne suis pas seul sur le marché mais je propose des services que les entreprises funéraires ou les notaires n’ont plus le temps de proposer. Je m’occupe de la sphère privée et ma partenaire, Humaformalités, de la sphère pro (SCI, Loueur de meublés…). Que l’on fasse appel à mes services ou non, une chose est nécessaire en cas de décès : il faut fermer les comptes des services en lignes, tels que Doctolib ou Facebook (entre autres), pour ne pas risquer une usurpation d’identité.

Comment vous est venue cette idée ?

A. F. Au décès de mon père, je me suis aperçu de toutes les démarches à effectuer et je me suis demandé comment faisaient les personnes fragilisées par la perte d’un proche. Les démarches se font quasiment toutes en lignes. Or, aujourd’hui, il y a encore des personnes qui n’utilisent pas de courrier électronique, ou n’habite pas à proximité d’une maison France Services. Moi, je m’occupe de tout : je dresse la liste des administrations et entreprises à contacter, je réalise moi-même les démarches pour lesquelles je suis mandaté, en m’appuyant, si besoin, sur d’autres experts.