Votre travail s’articule souvent autour des flux et des éléments naturels. Dans quelle mesure l’ancrage morbihannais a-t-il façonné votre approche environnementale ? Conservez-vous des liens avec le tissu économique breton ?
Isabelle Daëron. J’ai grandi à côté de la mer, à Lorient. Jeune, j’ai beaucoup dessiné les paysages, ce qui a vraiment aiguisé mon attention sur ce qui m’entourait. Ma formation de designer m’a ensuite poussée à être curieuse et attentive aux défis actuels, notamment écologiques. Je vois mon métier comme une manière de contribuer à rendre nos environnements plus sobres et mieux pensés. Bien que j’aie développé mon activité à Paris, il est primordial pour moi de continuer à mener des projets en Bretagne. L’année dernière, nous avons travaillé sur la valorisation d’une trentaine de sites archéologiques en centre Bretagne. Nous avons aussi accompagné une dizaine d’entreprises locales pour concevoir leur parcours de visite de tourisme industriel. C’est le cas par exemple de la Brasserie Lancelot, du producteur de moules et d’huîtres Breizh Coquillages ou encore de La Trinitaine.
Vous figurez parmi les dix finalistes de la Banque Centrale Européenne pour redessiner les billets en euro…