« Avec un kilo de fibre longue de lin, on produit 20 à 40 km de fil fin et très résistant, destiné à la confection textile », s’enthousiasme Dominique Le Nan, président de Bretagne Lin, qui compte 22 employés. L’entrepreneur a inauguré son usine de teillage de lin à Lampaul-Guimiliau, près de Morlaix, à la mi-juillet. Un investissement de 15 millions d’euros pour rénover l’ancien site des abattoirs de Gad (fermés en 2013) et installer un process de production qui a lui seul a coûté près de 9 millions. « La ligne de production, longue de 90 mètres, est capable de traiter 2 000 hectares par an », précise le dirigeant. Un système entièrement mécanique, sans eau ni traitement chimique, qui permet d’extraire la fibre longue de la paille de lin. Pour sa première année de fonctionnement, l’usine vise 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. La rentrée 2028 verra l’installation d’une seconde ligne de teillage pour accompagner le développement de la culture du lin. « La surface cultivée devrait passer de 2 000 à 4 500 hectares », avance Dominique Le Nan.
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La culture du lin représente 2 000 ha en Finistère. 220 producteurs travaillent avec Bretagne Lin pour fournir l’usine de teillage ouverte le 10 juillet près de Morlaix. ©Bretagne Lin
Processus naturel
La renaissance de la culture du lin en Bretagne a été initiée dès 2017. « Une première réflexion sur la fabrication de filets biodégradables pour emballer les légumes m’a amené à m’intéresser au lin. Et puis, il y a une longue histoire du lin en Bretagne, les anc…