Couverture du journal du 27/11/2020 Consulter le journal

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT AU NUMÉRIQUE CÉDRIC O CHOISIT RENNES POUR LE LANCEMENT DU FRENCH TECH 120

Après le Next40, indice mettant en lumière les 40 plus emblématiques startups françaises, le gouvernement poursuit son élan avec le French Tech 120. 80 jeunes pousses vont venir compléter ce classement des startups les plus prometteuses du pays et bénéficieront d’un accompagnement prioritaire. Le Secrétaire d’État au Numérique Cédric O, a choisi Rennes et Le Poool pour dévoiler les critères de sélection. Les candidatures sont ouvertes d’ici au 29 novembre. Les lauréats seront annoncés en janvier 2020.

L’objectif est de sélectionner les 80 meilleurs startups au niveau national et par territoire. Pour être éligibles les entreprises doivent être labellisées « entreprise innovante », avoir moins de 15 ans, ne pas avoir été rachetées et avoir leur siège social en France. La moitié des places sont réservées aux entreprises bénéficiant d’une croissance annuelle de 50 % pour celles réalisant un chiffre d’affaires entre 3 M€ et 10 M€ ou une croissance annuelle de 25 % pour les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 20 %. L’autre moitié des places de l’indice sont dévolues aux entreprises dont la dernière levée de fonds au cours des deux dernières années est d’au moins 20 M€ en capital d’investissement (equity).

 

Mettre l’accent sur les régions

Le Next40 concentre 35 startups parisiennes pour seulement 5 startups en province. « Le mouvement est celui d’un rééquilibrage afin que les startups dans les grandes métropoles prennent de plus en plus de place dans le Next40 » a affirmé Cédric O. C’est pourquoi les deux meilleurs startups, une en matière de levée de fonds et une en matière d’hypercroissance, de chaque région (DOM inclus) seront automatiquement sélectionnées

Un accompagnement prioritaire

Afin de soutenir le développement des 120 startups les plus prometteuses, un accompagnement prioritaire dans leurs relations avec les administrations et services publics leur est proposé. Cela se traduit par un accompagnement quotidien dédié de startup managers de la Mission French Tech, une offre de services spécifiques conçue pour les startups en hypercroissance et proposée par les administrations et services publics partenaires, une visibilité renforcée au travers d’opérations d’influence, de communication et de présence dans les délégations officielles à l’étranger.

French Tech Central se déploie sur les territoires

Afin de répondre aux besoins des écosystèmes territoriaux, le gouvernement déploie French Tech Central sur les territoires. Portée par l’état, une offre de services publics dédiée sera proposée à toutes les startups dans les Capitales French Tech. Au plus près d’elles et organisée en fonction des besoins des entrepreneurs, cette offre prendra notamment la forme d’une installation physique, permanente ou occasionnelle d’administrations et services publics dans les lieux totem des capitales, comme au Mabilay à Rennes. Sur le modèle de ce qui est fait à la Station F à Paris, le socle de services publics proposés sera composé d’un accès à des rendez-vous individuels ou des ateliers dédiés. Une programmation complémentaire sera proposée en fonction des attentes exprimées par les écosystèmes territoriaux, les thématiques et opportunités spécifiques.

URSSAF Bretagne : une offre Starter dédiés aux startups

L’Urssaf Bretagne a lancé en juin dernier l’offre « starter » dédiée aux startups. Il s’agit d’une première déclinaison en région du programme national « French Tech Central » dont l’objectif est de simplifier les relations entre les administrations et les startups.

Starter est un dispositif imaginé par l’Urssaf Bretagne dans le cadre de son partenariat avec le Poool, opérateur de la Capitale French Tech Rennes St-Malo. Les besoins des startups ont été identifiés à l’occasion d’ateliers collectifs, ce qui a permis le lancement de ce service sur mesure dès juin 2019. Son constat : les startups ont des besoins spécifiques. Leur croissance rapide, assortie à des investissements importants en ressources techniques et humaines notamment, en fait des entreprises pas comme les autres. Les porteurs ont besoin d’un accompagnement particulier pour répondre à leurs questions et les aider dans leur prise de décision.

L ‘Urssaf Bretagne a conçu une panoplie d’outils et de services, pensés pour les startups : des permanences au Poool, des materclass, des webinaires mais aussi des check-lists et des tableaux de bord.

Pierrick Fabry, dirigeant de Nootty, est l’un de ces entrepreneurs à avoir bénéficié de starter « j’ai appris beaucoup de choses dont je n’avais pas connaissance en créant mon entreprise. J’ai été très bien reçu par mes interlocuteurs de l’Urssaf Bretagne. Ils étaient deux d’ailleurs, ce qui m’a permis d’avoir des réponses très complètes à mes questions, même si elles sortent parfois un peu du cadre habituel. J’ai obtenu des conseils très opérationnels sur les différentes démarches à réaliser et leurs étapes ».

Stéphanie Lepage, chargée de mission Innovation à l’Urssaf Bretagne, revient sur les premiers mois de Starter : « Le projet commence bien, nous avons rencontré une vingtaine d’entrepreneurs depuis le mois de juin. Parmi les demandes, nous avons des entreprises qui ont des difficultés de trésorerie car beaucoup d’entre elles sont en attente d’une levée de fonds et se trouvent bloquées quelques mois. Nous leur apportons un accompagnement individualisé, qui prend en compte la situation actuelle tout en nous projetant dans l’avenir. Starter s’adapte au tempo des startups : selon les besoins et les situations, nous nous efforçons de leur apporter une aide ponctuelle ou dans la durée ».

Starter est un dispositif proposé en collaboration avec d’autres partenaires publics comme la Direccte, la DGFIP, la Banque de France, BPI France… Ces actions coordonnées s’inscrivent dans la volonté du gouvernement de créer sous l’appellation French Tech Central, un programme d’accompagnement dédié aux startups avec les services publics.

Starter est déployé à titre expérimental en Ille-et-Vilaine, pour ensuite être adopté plus largement en Bretagne dès janvier 2020.