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Saint-Cyr Coëtquidan : Formation, engagement et attractivité des métiers, parlons-en…

Comment attirer les jeunes vers les métiers qui recrutent ? Comment rapprocher davantage les entreprises du monde de la formation ? Comment redonner du sens à l’engagement professionnel des nouvelles générations ? Le 20 mai dernier, la CCI du Morbihan ouvrait le débat en clôture de son assemblée générale au sein de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.

Les intervenants de cette table ronde :

- Colonel Peytavin, Sous-chef d’état-major à St-Cyr Coëtquidan - Laurence Piquerel, directrice CCI Formation - Jonathan Le Roux, Ingénieur réseaux et systèmes chez Ty Cloud_Bzh - Alexys Pradels, étudiant en  Réseaux Infrastructures et Sécurité - David Menier, Président Université Bretagne Sud (UBS) - Cédric Ragani, Dirigeant de Securiteam - Pierre-Louis Guéguen, responsable RH Securiteam

Les intervenants de cette table ronde : - Colonel Peytavin, Sous-chef d’état-major à St-Cyr Coëtquidan - Laurence Piquerel, directrice CCI Formation - Jonathan Le Roux, Ingénieur réseaux et systèmes chez Ty Cloud_Bzh - Alexys Pradels, étudiant en Réseaux Infrastructures et Sécurité - David Menier, Président Université Bretagne Sud (UBS) - Cédric Ragani, Dirigeant de Securiteam - Pierre-Louis Guéguen, responsable RH Securiteam ©CCI56

Autour de la table : le colonel Peytavin, sous-chef d’état-major de Saint-Cyr Coëtquidan, David Menier, président de l’Université de Bretagne Sud, Laurence Piquerel, directrice de la Faculté des Métiers, mais aussi des dirigeants d’entreprise, responsables RH et jeunes alternants venus partager leur expérience de terrain. Ce mercredi 20 mai, les discussions allaient bon train dans l’amphithéâtre de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan à Guer. Animée par Philippe Rouault, président de la CCI du Morbihan, aux côtés de Michaël Galy, préfet du Morbihan, cette rencontre a réuni plusieurs acteurs majeurs du territoire autour d’un même constat : les difficultés de recrutement persistent, malgré des besoins importants dans de nombreux secteurs.

Loin des clichés sur une jeunesse désengagée, les intervenants ont au contraire défendu l’idée d’une génération en quête de sens, de reconnaissance et de parcours professionnels plus diversifiés. « Les jeunes recherchent avant tout la possibilité de contribuer à un projet qui les fasse se dépasser », a souligné le colonel Peytavin, en présentant le modèle de formation de Saint-Cyr où l’engagement, l’exigence et la transmission des valeurs sont fondamentaux. Même analyse du côté des entreprises. Pour Jonathan Le Roux, ingénieur réseaux et systèmes chez Ty Cloud.Bzh, les compétences techniques ne suffisent plus : « Aujourd’hui, on recrute principalement nos alternants sur leurs soft skills : leur capacité à apprendre, à s’adapter et à s’investir. Le métier, ils l’apprennent ensuite avec nous. »

Une inquiétude autour des jeunes éloignés de l’emploi

Les échanges n’ont néanmoins pas éludé la question du difficile accès des jeunes à l’emploi. Tous les intervenants mettaient en avant une préoccupation partagée : le nombre important de jeunes sans emploi, sans formation et éloignés des dispositifs d’accompagnement. Pour le préfet du Morbihan, Michaël Galy, la réponse passe nécessairement par une mobilisation collective des entreprises, des acteurs publics et des organismes de formation afin de mieux accompagner ces publics vers l’emploi.

L’alternance, réponse concrète aux besoins des entreprises

Au fil des échanges, l’alternance s’est imposée comme l’un des leviers majeurs pour rapprocher les jeunes de l’emploi. Pour Laurence Piquerel, directrice de la Faculté des Métiers, « l’alternance développe autant les compétences métier que la capacité d’adaptation et les savoir-être attendus aujourd’hui par les employeurs. » Alexys Pradels, étudiant en cybersécurité chez Ty Cloud.Bzh expliquait avoir choisi cette voie pour bénéficier d’une formation « au plus proche des réalités du terrain ». Le président de l’UBS, David Menier, a également profité de cette table ronde pour insister sur le renforcement des coopérations entre universités, entreprises et centres de recherche afin d’anticiper les besoins en compétences dans les années à venir dans les métiers du numérique et de la cybersécurité. « Nous devons construire ensemble les formations qui répondront aux besoins du territoire dans cinq ou dix ans », a-t-il affirmé en insistant sur la question de la souveraineté. En conclusion, le président de la CCI du Morbihan, Philippe Rouault, a appelé à « une responsabilité collective » face à ces enjeux d’attractivité et d’insertion. Il rappelait également à l’auditoire que « nous avons besoin de créer davantage de passerelles entre les jeunes, les formations et les entreprises. Les talents existent, les besoins aussi. »