Couverture du journal du 01/04/2026 Le nouveau magazine

PORTRAIT. Tiphaine Turluche, bâtisseuse en coulisses

Elle est dotée d’une énergie débordante. Après avoir travaillé au succès d’un équipage dans la course au large, Tiphaine Turluche, désormais fleuriste engagée au sein des bottes d’Anémone (Morbihan), confectionne des créations florales notamment pour les mariages. Ce qui la fait courir ? L’adrénaline d’œuvrer, en coulisses, à l’organisation d’un événement exceptionnel.

Fleuriste engagée, Tiphaine Turluche rêve de transformer la filière par l'exemple.

Fleuriste engagée, Tiphaine Turluche rêve de transformer la filière par l'exemple. ©7Jours/Charles Menguy

Vous vous souvenez du lapin DuRacell ? Énergique, inépuisable… Celui dont seule la touche « off » vient à bout. De son propre aveu, Tiphaine Turluche est animée par la même énergie. « Je m’auto-fatigue parfois », s’amuse la fondatrice de l’entreprise florale Les bottes d’Anémone basée dans le Morbihan. Dès l’enfance, la petite brune, un peu costarmoricaine du côté de son père, jongle avec nombre d’activités. Son tempérament ? Hyperactif. Son élément ? L’eau. Au lycée, elle enchaîne les longueurs dans les bassins, ce qui lui vaut de décrocher le titre de championne de Normandie en dos et quatre fois quatre nages. Elle se passionne également pour la voile et a un gros faible pour la planche à voile. Dès l’âge de 17 ans, elle devient monitrice aux Glénans. « C’était mon échappatoire », glisse-t-elle.

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Car à cette époque, bonne élève mais « pas bosseuse », elle accède, après une classe préparatoire, à l’ESC Grenoble (nommé aujourd’hui Grenoble école de management), une voie qui ne l’inspire guère. Alors que certains camarades rêvent de nanotechnologies ou d’un poste à la Défense à Paris, Tiphaine Turluche semble perdue. « C’était compliqué », confie-t-elle. Elle retrouve de l’énergie en s’impliquant dans l’association d…