Vincent Turbin, directeur des investissements de Westone : « À trois-cinq ans, on veut avoir doublé la taille du portefeuille »

Avec plus de 16 millions d’euros investis au premier semestre 2026 et près de 130 millions d’euros d’actifs sous gestion, Westone accélère. La société d’investissement immobilier, du groupe rennais Hadéen, veut profiter d’un marché encore contraint pour renforcer son portefeuille dans le Grand Ouest, sans changer de modèle. Arrivé à la direction des investissements après dix ans à Paris, Vincent Turbin doit accompagner ce changement de dimension. Avec une ambition : porter les acquisitions annuelles à 30-50 millions d’euros.

Vincent Turbin, directeur des investissements de Westone, veut doubler la taille du portefeuille.

Vincent Turbin, directeur des investissements de Westone, veut doubler la taille du portefeuille. © 7Jours/Coëff

Le marché de l’immobilier professionnel reste grippé, mais Westone n’a pas levé le pied. En six mois, la société a engagé plus de 16 millions d’euros, à travers deux opérations regroupant chacune trois à quatre acquisitions. Au total, sept à huit immeubles, pour des volumes unitaires autour de 2 millions d’euros.

Un rythme qui tranche avec la faiblesse des transactions depuis 2023. Après la remontée brutale des taux, passés en quelques mois de niveaux proches de zéro à plus de 3 %, les propriétaires ont longtemps préféré attendre plutôt que vendre à prix cassé. Pour Westone, cette période n’est pourtant pas synonyme d’attentisme. « Tout marché un peu chahuté est une fenêtre d’opportunité pour ceux qui ont la capacité d’acheter », estime Vincent Turbin. De retour à Rennes après dix ans dans l’investissement et la gestion immobilière à Paris, le nouveau directeur des investissements entend profiter de cette configuration.

On n’a pas une enveloppe à déployer. On identifie des opportunités

La méthode résume la stratégie. Pas question de remplir mécaniquement un objectif d’investissement : Westone sélectionne les actifs, les analyse et les structure avant de les présenter à ses investisseurs. Dans un marché où les prix restent difficiles à lire, cette discipline permet aussi de ne pas forcer les acquisitions.

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