Après avoir subi la crise sanitaire, la hausse des coûts de l’énergie, l’inflation, les conséquences de la guerre en Ukraine, les Français ont rogné sur leurs dépenses alimentaires. Un contexte difficile pour les commerces et, notamment pour le bio. Mikaël Coroller, président du directoire de la coopérative morbihannaise Biocoop Les 7 Épis, nous explique pourquoi.
7 Jours : Nous avons vu récemment des enseignes bio fermer leurs portes et quelques agriculteurs faire machine arrière. La filière est-elle dans une passe si difficile que cela ?
Mikaël Coroller : Ce n’est absolument pas une tendance générale. Effectivement, quelques agriculteurs sont en déconversion, car les longs temps de conversion au bio (3 ans, NDLR) sont tombés pendant la période de crises multiples. Idem, pour certains commerces nouveaux entrants qui ont ouvert dans un marché du bio en décroissance. Les 3 dernières anné…