ENTRETIEN. « En France, nous avons encore des perspectives de croissance », Gaël Rougeux, secrétaire général de Loxam

2, 5 milliards de chiffre d’affaires, 11 500 collaborateurs, des implantations dans 28 pays… En un peu moins de 60 ans, l’entreprise Loxam, qui est née et siège toujours à Caudan (56), s’est taillé une place de choix dans la location de matériels en France et à l’international. Déjà leader sur le marché français, elle estime avoir encore les moyens d’y progresser. Le point avec Gaël Rougeux, secrétaire général de Loxam.

Gaël Rougeux, secrétaire général de Loxam. © Loxam

Quels liens le groupe Loxam entretient-il avec la Bretagne ?

Gaël Rougeux : Loxam a été fondée par deux Bretons en 1967, des aventuriers, François Le Du et Joseph Robin. Son siège social est toujours à Caudan. Nous y avons conservé tout le centre comptable du groupe. Nous avons également des relations avec tous les acteurs économiques : les banques qui nous ont accompagnés depuis le début, les fournisseurs privilégiés etc. Il y a des concurrents bien présents sur place, mais je pense que nous sommes leaders en Bretagne. Nous y avons une trentaine d’agences classiques et deux agences spécialisées à Rennes et Brest.

Comment se porte le groupe ?

G.R. : Loxam a toujours connu une très forte progression en termes de chiffre d’affaires. Nous avons triplé le chiffre d’affaires entre 2010 et 2025. En 1997, il était de 130 millions d’euros ; en 2010 de 700 millions, en 2021 à 2,2 milliards et en 2025 de 2,5 milliards. Mais plus on est gros, moins on grandit vite. Aujourd’hui, la croissance moyenne du groupe est faible. Les temps sont durs. D’un point de vue commercial, le niveau de compétition est très élevé en Europe. Le marché est très compliqué en France. Si nous y étions restés, nous serions plus en difficulté.

Mais les cycles économiques sont très différents entre l’Europe du Nord, l’Europe centrale et de l’Ouest et l’Europe du Sud. Nous étions dans une situation compliquée il y a deux ou trois ans en Scandinavie et nous sommes aujourd’hui en rebond. À l’inverse, nous avons été dans une forte croissance en Espagne car le pays investit dans l’industrie du tourisme et continue de bâtir des infrastructures.

D’où la nécessite de se renforcer à l’extérieur de l’Europe ?

G.R. : Pour nous, il y a effectivement un sujet de diversification géographique. Nous voulons être sur des marchés de croissance forte. Nous sommes en cours d’acquisition au Brésil d’un gros loueur, Mills. Si nous arrivo…

Inscription à la newsletter

Notre dernier magazine

Lire nos magazines